28 Years Later: The Bone Temple

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dans le Royaume-Uni confiné, la lutte pour les esprits et les cœurs des survivants continue de plus belle.

 

SORTIE POSSIBLE

DE LA CATASTROPHE

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

 

Un zombie géant, après la prise d’un non-infecté, a un repas cru qui a des effets surprenants sur son psychisme.

Tourné semble-t-il presqu’en même temps que le premier volet de cette suite tardive, ce long métrage commence tout de suite après la fin de ce dernier, ce qui évite les redites récapitulatives. Le scénario d’Alex Garland (Civil War) dont certains ont vu le précédent comme une satire du Royaume-Uni post-Brexit confiné sur lui-même dans ses contradictions s’organise autour de deux récits d’apprentissage, celui de Spike, protagoniste du premier maintenant embrigadé de force dans les Jimmys et celui du géant qui semble changer de nature.

La mise en scène de Nia DaCosta, soutenue par la cinématographie plus posée et néanmoins efficace de son collaborateur habituel Sean Bobbitt, relègue au second plan la plupart des morts-vivants réglant de vive manière leurs cas pour magnifier le site de l’ossuaire que le docteur Kelson a érigé de ses mains en hommage aux morts de ce cataclysme sanitaire et social. 

Le médecin généraliste Ian, auquel Ralph Fiennes donne son autorité intrinsèque, a aussi construit un système labyrinthique de défense qui lui permet de vaquer à l’abri à ses autres occupations et intérêts scientifiques et de conserver un regard critique sur l’effondrement de sa société qu’il croyait pérenne.

Une tentative de rapprochement.

Les affres de cette nouvelle donne sont déclenchées par les Jimmys, succédanés des droogs de Clockwork Orange (Orange Mécanique) et inspirés, comme l’indiquent leurs accoutrements, par une révérence tordue à l’animateur télé pédo-criminel Jimmy Saville. Jack O’Connell raffine son personnage de Sir, gourou psychopathe hâbleur et sadique dans des séquences où les tensions verbales sont transmutées en tortures placées dans les marges par le montage de Jake Roberts.

L’équipe de DaCosta a donc réussi à faire de ce long métrage mitoyen un concentré des enjeux moraux qui sont la base nécessaire d’une sortie d’une ère catastrophique.

Les mimiques et gestuelles réduites de Chi Lewis-Parry, ancien lutteur, échafaudent lentement la transformation du géant Samson, comme l’a surnommé le médecin, qui acquiert une autonomie certaine dans des séquences secondaires.

La confrontation ultime entre Sir Jimmy Christal et le docteur dans une nuit où la fumée se conjugue majestueusement avec la lumière donne lieu à une prestation remarquable de Fiennes qui n’étonnera que ceux oublieux du karaoké sur une musique des Stones dans A Bigger Splash (Au bord de la piscine). L’équipe de DaCosta a donc réussi à faire de ce long métrage mitoyen un concentré des enjeux moraux qui sont la base nécessaire d’une sortie d’une ère catastrophique.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nia DaCosta

Scénario : Alex Garland. Direction photo : Sean Bobbit. Montage : Jake Roberts. Musique : Hildur Guðnadóttir.

Genre(s)
Épouvante
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2026 – Durée : 1 h 49 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
28 ans plus tard : Le temple des morts

Nia DaCosta

Dist.
Columbia Pictures
Contact & Prod.
[ Sony Pictures Releasing ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence / Horreur ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]