Fantasia 2026
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ÉVÈNEMENT
Cinéma ]

texte : Pascal Grenier

 

Cinq raisons

de regarder

dans

le rétroviseur 

 

Il fut un temps où les festivals réservaient les projections de patrimoine aux cinéphiles les plus aguerris, dans des salles à moitié remplies où l’on venait davantage par devoir que par plaisir. Heureusement, cette époque est révolue. Depuis quelques années, la section Fantasia Rétro est devenue l’un des rendez-vous les plus stimulants du festival, au même titre que les premières mondiales et les découvertes les plus audacieuses. Ce qui n’était au départ qu’une programmation parallèle s’est imposé comme un véritable événement, permettant à toute une génération de découvrir sur grand écran des œuvres majeures dans des restaurations souvent éblouissantes, tandis que les cinéphiles de longue date peuvent enfin revoir ces classiques dans des conditions qu’ils n’auraient jamais osé espérer.

Cette 30e édition ne fait pas exception et confirme une fois de plus l’intelligence de cette programmation qui refuse le confort des classiques mille fois diffusés. Ici, pas de choix paresseux ni de titres attendus. Fantasia préfère mettre en lumière des films parfois oubliés, parfois méconnus, mais dont la puissance est demeurée intacte. Une véritable déclaration d’amour au cinéma de genre dans toute sa diversité. Cette année, c’est particulièrement du côté de Hong Kong que les réjouissances s’annoncent exceptionnelles.

Le premier arrêt s’impose avec The Delinquent, fascinante coréalisation de Chang Cheh et Kuei Chih-Hung, deux figures incontournables de la Shaw Brothers, mais aux sensibilités pourtant très différentes. Le premier restera éternellement associé à ses épopées de sabreurs héroïques, notamment la mythique trilogie du Sabreur manchot, tandis que le second demeure un maître incontesté du cinéma d’exploitation hongkongais grâce à des œuvres aussi radicales que The Boxer’s Omen.

The Delinquent

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Cannes 2026
| II |

ÉVÈNEMENT
Cinéma ]

Élie Castiel

Les mauvaises langues commencent à comparer le TIFF (Toronto International Film Festival) à Cannes. Au Canada, le TIFF demeure cependant le meilleur évènement cinématographique et peut se vanter que la hiérarchie qui existe au festival de la Côte d’Azur n’est pas aussi prononcée, le rendant plus convivial et paritaire.
Néanmoins,
Cannes restera Cannes, puisque hors-les-films, il y a le lieu, cette ville où le soleil est au rendez-vous, parce que c’est dans le sud de la France, et la France a toujours été une terre de prédilection, de nos jours, à tort ou à raison. Et parce qu’à Cannes, les tenues vestimentaires des stars féminines (et parfois masculines) peuvent se permettre toutes sortes de folies, sensibles à l’art de l’artifice et de l’éphémère, comme ça a toujours été.

En attendant, trois autres films qui s’ajoutent au premier article sur Cannes 2026 (voir ici.)Suite

Cannes 2026
| I |

ÉVÈNEMENT
Cinéma ]

Élie Castiel

 

Cet incontournable

serait-il en perte de vitesse ?

 

Nous n’irons pas jusque-là, mais force est de souligner que l’évènement cinématographique le plus prestigieux a perdu en tout cas de l’élan en cette 79e édition. En termes de cinéma, l’affaire Bolloré, à la veille du festival, des prises de bec entre l’idéologie autocratique des uns et la liberté d’expression visant le soutien à la création intellectuelle du cinéma ont attisé tous les regards.

Quand des noms aussi prestigieux de Ken Loach, Juliette Binoche, Anna Mouglalis, l’ONG Reporters sans frontières, et j’en passe, il faut prendre l’affaire au sérieux. Localement, les Danny Laferrière, Les Editions de la rue Dorion et quelques autres boîtes innovantes du milieu culturel ont également réagi. Les échos de Cannes étaient également quelque peu prémonitoires, laissant deviner la fin d’une époque.

Nous avons, comme l’an dernier, pu voir quelques films du festival, notamment ceux hors-Compétition, grâce à l’appui constant d’attachées de presse qui reconnaissent les plumes bien aiguisées, médias influents ou pas – engagement, faut-il déplorer, de plus en plus en perte de vitesse.

 

FOCUS

DU FIOUL DANS LES ARTÈRES (France / Pologne) – Pierre le Gall
@ Semaine de la critique

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