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Le Point |.| 30
du Ven 24 au Jeu 30 juillet 2026

EN
| PERSPECTIVE |

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Le foot comme au

cinéma et dans la politique

 

Certains cinémas de Montréal et de ses environs ont diffusé des matchs importants de la Coupe mondiale de la FIFA 2026 sur grand écran et selon les deux pays impliqués, faisait salle comble.

Entre le foot (ici, soccer – et c’est dommage), et le cinéma, un rapport souvent excitant. Entre le foot et la politique, cette année fut marquée par les prises de position de certains joueurs, en faveur, soit de la Palestine (vrai nom : Territoires palestiniens) et Israël. On ne dévoilera pas les noms de ces joueurs. Peu importe. Drapeau à l’appui de deux côté. Comme si d’autres conflits dans le monde n’existaient pas. Mais on sait très bien de quoi il est question.

Ce qui demeure, que l’on soit d’un côté ou de l’autre de l’échiquier politique mondial par les temps qui courent, force est de prendre conscience que le sport ne peut se détacher de la politique. Les fans (ou supporters) de telle ou telle équipe ne tiennent-t ’ils pas à ce que leur équipe gagne, en quelque sorte, le pays qui leur est cher. Par défaut, une question de nationalisme, faisant de ce sport (et de n’importe quel autre), une affaire purement politique.

Il y a quelques décennies un certain Mark Zuckerberg, PDG de Meta (anciennement Facebook) avait, avec le temps, créé un véritable un tsunami langagier où vulgarités, insultes et autres conneries de toutes sortes faisaient les manchettes ; oublions les fautes d’orthographe dans toutes les langues).

Autrefois, les journalistes étaient les seuls à rapporter sur le social, le culturel et autres nouvelles. Si ces derniers on perdu de leur gloire d’antan, les nouveaux pourvoyeurs de nouvelles de toutes les classes sociales (même si !?!?) ont pris le relais et se font les grands connaisseurs des sujets qu’ils abordent.

Oui, c’est vrai, plusieurs individus se servent néanmoins de Meta à bon escient !

Autrefois, les journalistes étaient les seuls à rapporter sur le social, le culturel et autres nouvelles. Si ces derniers on perdu de leur gloire d’antan, les nouveaux pourvoyeurs de nouvelles de toutes les classes sociales (même si !?!?) ont pris le relais et se font les grands connaisseurs des sujets qu’ils abordent.

Nous sommes bombardés quotidiennement avec tant d’avis, de prises de positions qu’on ne sait plus à quels saints se vouer.

Le drame, ici, c’est que cette situation est d’autant plus angoissante et délétère qu’avec le temps, deviendra plus écorchée avec l’IA, de plus en plus présente et jouant la carte d’un nouvel ordre mondial angoissant, subtilement voilé par les avancés en science et en médecine.

 

Her Private Hell

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 24 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Alors qu’une étrange brume engloutit une métropole futuriste et libère une présence mortelle insaisissable, une jeune femme troublée part à la recherche de son père. Au cours de cette quête, son destin croise celui d’un GI américain engagé dans un voyage désespéré pour arracher sa fille de l’Enfer.

 

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Pascal Grenier

★★

 

Dix ans après The Neon Demon, Nicolas Winding Refn effectue enfin son retour au cinéma avec Her Private Hell. Une décennie d’absence qui laissait espérer une œuvre capable de canaliser les obsessions esthétiques du cinéaste dans une proposition forte, à l’image de ses meilleurs films. Hélas, ce qui aurait pu être un fascinant cauchemar sensoriel se transforme rapidement en un exercice de style aussi vain qu’épuisant.

 

Le narcissisme selon Refn

 

Il faut reconnaître à Refn une qualité indéniable : personne ne compose un cadre comme lui. Chaque plan est soigneusement sculpté, les éclairages néon baignent les personnages dans une irréalité hypnotique et les couleurs semblent sorties d’une galerie d’art contemporain. Le réalisateur poursuit son exploration d’un univers suspendu hors du temps, où les repères narratifs et psychologiques sont volontairement évacués au profit de sensations pures. Encore faut-il que le spectateur accepte d’entrer dans ce monde régi par une logique qui n’appartient qu’à son auteur.

Le problème est que Her Private Hell ne récompense jamais cet abandon. Derrière sa plastique irréprochable se cache un film qui tourne à vide, multipliant les symboles opaques et les séquences contemplatives sans qu’une véritable émotion n’émerge. L’exercice devient rapidement auto-indulgent, comme si Refn contemplait davantage son propre reflet que son œuvre.

Comme une sorte de rituel médiocrement orchestré.

Les références cinéphiles abondent pourtant. L’influence de Body Double est évidente, jusque dans le choix inspiré de faire appel au légendaire compositeur Pino Donaggio, dont la musique évoque instantanément les plus belles heures de Brian De Palma. On devine également des clins d’œil à Barbarella et à Planet of the Vampires, dont Refn reprend certains motifs visuels avec un goût prononcé pour le kitsch sophistiqué. Mais ces hommages finissent par ressembler à un catalogue d’inspirations plutôt qu’à une véritable réappropriation.

Le cinéaste danois signe ainsi son film le plus laborieux depuis Fear X. Une œuvre prétentieuse et profondément indigeste qui confirme qu’une mise en scène virtuose, aussi éblouissante soit-elle, ne saurait remplacer le souffle du récit ni la force de l’émotion. Derrière les néons se cache un immense vide.

À force de vouloir s’affranchir du langage narratif traditionnel, Refn s’enferme dans ses propres ruminations, ses fantasmes et son esthétisme auto célébrateur. Là où Drive ou même Only God Forgives parvenaient encore à créer une tension dramatique sous leurs atours stylisés, Her Private Hell ne propose qu’une succession d’images magnifiques mais désespérément creuses.

Le cinéaste danois signe ainsi son film le plus laborieux depuis Fear X. Une œuvre prétentieuse et profondément indigeste qui confirme qu’une mise en scène virtuose, aussi éblouissante soit-elle, ne saurait remplacer le souffle du récit ni la force de l’émotion. Derrière les néons se cache un immense vide.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nicolas Winding Refn

Scénario : Nicolas Winding Refn, Esti Giordani. Direction photo : Magnus Nordehof Jenck. Montage : Matthew Newman. Musique : Pino Donaggio.

Genre(s)
Drame fantastique
Origine(s)
Danemark / Grande-Bretagne
Année : 206 – Durée : 1 h 50 min
Langue(s)
V.o. : anglais, français; s.-t.f.
Son enfer secret

Distribution
Entract Films

Contact info.
[ Elevation Pictures ]

Nicolas Winding Refn
Crédit : @ IMDb

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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