Le Point |.| 23
du Ven 05 au Jeu 11 juin 2026

 

 

Onde de choc :

Le cas Bolloré

 

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Pour les néophytes, cliquez sur Bolloré, pour savoir qui il est et ce qu’il détient. Nous nous intéresserons cependant à ce qui concerne Canal+ et à la nouvelle approche-Bolloré. Tendance qui constitue une véritable marche arrière dans le milieu cinématographique, déjà fragilisé par les nouvelles économies, les guerres qui ne cessent de s’enliser et, nous ajouterons parce que ça nous paraît primordial, le rejet du public pour un cinéma indépendant et innovant, jugé ennuyeux, même parmi les dirigeants de certains évènements cinématographiques qui ne devraient pas tenir leurs postes.

Trois points de tension dans cette affaire qui a commencé à la veille de Cannes, le plus important festival de cinéma du monde. Des instances du milieu du cinéma ont signé une pétition dont les trois de friction se heurtent à l’empire médiatique de Bolloré.

D’une part, d’ici 2028, ce géant des médias a pour projet de tenir 100 % des parts des cinémas UGG, une institution dans l’Hexagone. Quelles répercussions sur le financement des films et les autres étapes de production, jusqu’à sa diffusion en salle. Puisque Bolloré tient à ce que les films produits (et réalisés) tiennent en compte majoritairement « le grand public ». Et pour nous, au Québec, puisque nous consommons beaucoup de films en provenance de l’Hexagone, qu’en sera-t-il.

En France, les Binoche, les Gainsbourg, les Depardon, Haenel et autres ont signé la pétition. Ici, le problème n’existe pas, mais il est bon de savoir ce qui se passe dans l’Hexagone, puisque nous partageons la même langue et avons des ententes en matière de culture.

Autre point de litige : l’imaginaire collectif menacé quasi de mort en raison d’une politique issue d’un temps révolu, que des nostalgiques d’une autre époque veulent imposer. Nous vivons une époque où le populisme, en grande partie, a atteint des sommets d’inaptitude intellectuelle ; le pire, ce même groupe ne tient pas à évoluer.

Et puis, la diversité culturelle, présente partout en Occident. L’exemple français pourrait se traduire par celui d’ici ; les récits locaux et ceux d’ailleurs, venus s’installer en même temps que les nouveau arrivants, pourront-ils faire partie de la culture locale ?

En France, les Binoche, les Gainsbourg, les Depardon, Haenel et autres ont signé la pétition. Ici, le problème n’existe pas, mais il est bon de savoir ce qui se passe dans l’Hexagone, puisque nous partageons la même langue et avons des ententes en matière de culture.

La riposte de Canal+ : une liste noire des signataires qui se verront, paraît-il, être coupés de financement ou de collaboration.