40 Acres
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 4 juillet 202
Une famille reconstituée survit dans une ferme éloignée dans un monde postapocalyptique.
CRITIQUE
Luc Chaput
★★★
Défendre
ses
valeurs
Un jeune homme, explorant les terres dans la région de son camp retranché, aperçoit une jeune femme se baignant dans une rivière.
Le titre est une référence directe à la promesse non aboutie du gouvernement d’Abraham Lincoln d’octroyer à chaque esclave devenu libre une terre de 40 acres et une mule comme capital de départ de leur nouvelle vie. Le cinéaste Spike Lee a d’ailleurs donné, par fidélité historique, ce nom à sa compagnie de production. Après de nombreux malheurs qui ont dévasté la Terre au XXIe siècle, la famille Freeman survit sur une ferme dans le Nord de l’Ontario reliée par divers moyens à d’autres petites enclaves tenues par des amis. Le scénario du réalisateur et de Glenn Taylor place rapidement l’enjeu par une attaque de malfrats qui reprend avec habileté les tropes de ce genre.

Une détermination à toute épreuve.
Hailey, la mater familias, ancienne militaire américaine, y montre sa dextérité et plus tard au souper son sens du commandement d’une famille portée à suivre ses ordres. Danielle Deadwyler, qui aurait dû recevoir une nomination aux Oscars pour son interprétation de Mamie, la mère d’Emmett dans Till, fait preuve ici de la même pugnacité dans un rôle plus physique. L’emploi de langue Crie et l’appui de Michael Greyeyes (Blood Quantum) dans le rôle de Galen, conjoint plus enjoué, complexifie cette courtepointe soumise à des tensions. Une sortie par Manny, le fils aîné interprété avec allure par Kataem O’Connor, entraîne une certaine remise en question de la mentalité de forteresse du groupe confronté à des périls grandissants.
Le titre est une référence directe à la promesse non aboutie du gouvernement d’Abraham Lincoln d’octroyer à chaque esclave devenu libre une terre de 40 acres et une mule comme capital de départ de leur nouvelle vie. Le cinéaste Spike Lee a d’ailleurs donné, par fidélité historique, ce nom à sa compagnie de production.
La cinématographie de Jeremy Benning embrasse les variations de couleurs de cette nature plus âpre tout en suivant avec dextérité les actions des protagonistes découvrant des scènes d’horreur et se défendant dans des endroits retreints. Les épisodes prennent une tournure plus désordonnée mais la critique sociale continue d’exister au milieu de ces bruits et fureurs dans ce long métrage prometteur de R.T. Thorne qui a fait ses armes dans des télé-séries reconnues (The Porter).
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
R.T. Thorne
Scénario : R.T. Thorne, Glenn Taylor; d’après un récit de R.T. Thorne et Lara Campbell. Direction photo : Jeremy Benning. Montage : Sandy Pereira, Dev Singh. Musique : Todor Kobakov.
Genre(s)
Suspense d’anticipation
Origine(s)
Canada
Année : 2024 – Durée : 1 h 53 min
Langue(s)
V.o. : anglais
40 Acres

R.T. Thorne
Dist. [ Contact ] @
Métropole Films
[ Mongrel Media ]
Diffusion @
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
