On ira
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 22 août 2025
Marie, 80 ans, en a ras le bol de sa maladie. Elle a un plan : partir en Suisse pour mettre fin à ses jours. Mais au moment de l’annoncer à Bruno, son fils irresponsable, et Anna sa petite-fille en crise d’ado, elle panique et invente un énorme mensonge.
Le Film
de la semaine
CRITIQUE
Élie Castiel
★ ★ ★ ★
Situation
préoccupante
… mais pas
désespérée

Quelques courts remarqués avant ce premier long métrage pour Enya Baroux, bénéficiant d’un casting en béton ; bien entendu, Hélène Vincent, qui rend le personnage de Marie d’une justesse bouleversante, suivie de Pierre Lottin (qu’on devrait voir plus souvent dû à son mélange incontestable de naturel et de style. Même chose pour David Ayala, dont la stature corporelle le rend néanmoins aussi affectueux que manquant de maturité, un jeu exigeant. Une première incursion au grand écran pour Juliette Gasquet, investie et, pour reprendre cette phrase-cliché, « d’un naturel désarmant ».
Il y a un scénario dont il est inutile de souligner l’importance qu’il prend dans les sociétés occidentales de notre époque. Dans la souffrance de la maladie, le droit de « décider » de sa propre mort, dans la dignité. Sujet tabou dans certains endroits du monde, dénié dans l’esprit judéo-chrétien, mais thème vachement important pour les scénaristes du monde. Philippe Barrière et Martin Darondeau ont soigneusement collaboré avec Baroux, comédie et drame juxtaposés adroitement grâce à une plume tripartite totalement à l’affût des situations et surtout, sachant séparer le plaisant du plus sévère.

Comme un baptême de départ annoncé.
Des situations où les mises en contexte sont réalisées selon un sens adroit des comportements et de la gravité où caractère désopilant des évènements. Parfois même, il faut bien le souligner, des évènements opposés qui vivent côte à côte selon un structure de mise en scène simple, évitant les complications, d’où ces images de Hugo Paturel qui célèbre la caméra à l’épaule et les champs/contrechamps, archi-classiques dans la plupart des films.
Pour un premier film, Enya Baroux s’en tire avec (presque) tous les honneurs, se baladant fièrement avec cette petite troupe de comédiens irrésistibles et lumineux – encore une fois, Hélène Vincent, la doyenne épanouie, toujours irrésistiblement vraie. Comme il se doit, message social à l’appui, On ira procure tout compte fait un sentiment de grâce et de bonheur radieux d’une humanité triomphante.
Road-movie non pas dépeignant comme il se doit une certaine errance, mais un voyage de groupe vers une destination précise où la vérité se dévoile progressivement, On ira, titre on ne peut plus symbolique, procède d’une idée de départ où la gravité du propos culmine vers une libération.
Pour un premier film, Enya Baroux s’en tire avec (presque) tous les honneurs, se baladant fièrement avec cette petite troupe de comédiens irrésistibles et lumineux – encore une fois, Hélène Vincent, la doyenne épanouie, toujours irrésistiblement vraie. Comme il se doit, message social à l’appui, On ira procure tout compte fait un sentiment de grâce et de bonheur radieux d’une humanité triomphante.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Enya Baroux
Scénario : Enya Baroux, Philippe Barrière, Martin Darondeau. Direction photo : Hugo Paturel. Montage : Baptiste Ribrault. Musique : Dom La Nena, Barbara Pravi.
Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 36 min
Langue(s)
V.o. : français
On ira

Enya Baroux
Distributeur @
A-Z Films
Contact @
[ Carnaval Productions ]
Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cinéma Beaubien
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
