Le Point |.| 42
du Ven 17 au Jeu 23 oct 2025
Festivals de cinéma
Assez pour le public…
trop pour les cinéastes
Quel que soit l’angle où on se place, ce mouvement festivalier commencé il y a quelques décennies a pris une telle ampleur qu’on ne sait plus à quel saint se vouer, tant l’offre est si étendue, voir encombrante.
Pour le public, du moins, celui cinéphile notamment, il y a assez d’évènements cinématographiques pour tous les goûts, des festivals locaux et régionaux de grande envergure. Pour les cinéastes, eux, ces manifestations sont très nombreuses, et par la même occasion, terriblement compétitifs.
Par respect, courtoisie, bon sens, nous n’indiquerons pas tel ou tel festival. Mais force est de souligner que plusieurs de ces rendez-vous, autrefois servant de rampe de lancement à certains des films, jugés difficile, attirent lors de l’évènement, presque la totalité des spectateurs, par conséquent réduisant le nombre de nouveaux adhérents lors de la sortie de ces films en salle.
Par ailleurs, surtout à Montréal, et aussi en région, il y aussi des festivals spécialisés, sur tel ou tel pays, sur un thème particulier. Ceux-ci, me paraissent toujours pertinents, faute de quoi certains films ne sortiraient jamais à Montréal.
Bien sûr, on ne peut passer sous silence les retombées économiques, même si ces manifestations « emploient » de nombreux bénévoles. Que dire de plus.
Pour les autres, ceux qu’on appelle communément les festivals généralistes, sont-ils vraiment encore nécessaires ? Une grande partie de la programmation est constitué de films servant d’avant-premières. À la rigueur, s’ils ne sont présentés qu’une seule fois, soit, plus me paraît risqué. À moins, néanmoins, qu’il existe une connivence particulière entre les festivals et les distributeurs. Comme quoi, « Les voies du Cinéma sont le plus souvent impénétrables. »
Bien sûr, on ne peut passer sous silence les retombées économiques, même si ces manifestations « emploient » de nombreux bénévoles. Que dire de plus.
Élie Castiel
Rédacteur en chef
