The Running Man
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 14 novembre 2025
Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Remake du film de 1988, signé Paul Michael Glaser.
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★
Des acteurs de la veine de Josh Brolin, Colman Domingo, William H. Macy et Michael Cera (pour ma part, une véritable réconciliation avec ce comédien) apparaissent dans des rôles majeurs ou de second plan, laissant tout de même un impact chez les spectateurs. Tout en soulignant, bien entendu, le jeu de Glen Powell, dont la présence physique remarquée, la tension quant au personnage intense qu’il finit par assumer, en plus d’une rage extérieure qui ne se dément pas tout le long du film, font de ce remake du précédent exercice éponyme de Paul Michael Glaser presque puéril, et pourtant avec un Arnold Schwarzenegger qui tente tout le possible pour épater la galerie.
De rage
et
de scrupule
Dans le cas présent, Edgar Wright n’y va pas de main morte pour coscénariser avec Michael Bacall l’adaptation du roman du prolifique Stephen King. Soucieux de leur époque, les enjeux d’inclusion, notamment les personnages racisés et d’orientation sexuelle autre côtoient avec une exubérance bien sentie l’état diversifié de notre époque. Et c’est tant mieux.

Une volonté de fer à se prendre au sérieux.
Mais au-delà de cet aspect, ce Running Man est le tableau d’une époque actuelle où le mépris de certaines classes sociales, le chaos politique et de la rue, ainsi que la supériorité de certaines castes dominantes ne sont que le portrait d’un monde qui se dirige vers l’impasse la plus totale. Une sorte de despotisme incontrôlable.
L’Intelligence artificielle se mêle, comme on peut s’y attendre, de la partie et dans une sorte d’amalgame démesuré, parfois hors de contrôle. Les scènes d’action procure chez les jeunes spectateurs, très nombreux dans la salle, une sorte d’enthousiasme délirant. Et dans ce jeu qui rassemble BD et jeux vidéo, les genres se confondent allègrement.
[The] Running Man est le tableau d’une époque actuelle où le mépris de certaines classes sociales, le chaos politique et de la rue, ainsi que la supériorité de certaines castes dominantes ne sont que le portrait d’un monde qui se dirige vers l’impasse la plus totale. Une sorte de despotisme incontrôlable.
La finale, totalement prévisible, renvoit à un cinéma grand public dont la devise principale consiste à combattre le mal, même si cela doit se faire par le biais de mesures draconiennes.
Jamais la notion de Fake News n’a été aussi productive que dans ce film d’action fort divertissant. Un plaisir coupable totalement assumé.
Soulignons la direction photo de Chung Chung-hoon qui filme la nuit avec une tension aussi sordide que sensuelle.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Edgar Wright
Scénario : Edgar Wright, Michael Ball; d’après le roman éponume de Stephen King. Direction photo : Chung Chung-hoon. Montage : Paul Machliss. Musique : Steven Price.
Genre(s)
Action d’anticipation
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h 13 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Le jeu du défi

Edgar Wright
Dist.
Paramount Pictures
Contact
[ Complete Fiction ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
