Marty Supreme
P R I M E U R
Sortie
Mercredi 24 décembre 2025
Un jeune homme effronté et sûr de son talent sportif cherche par tous les moyens de sortir de sa condition sociale.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
Rebondissements
Un jeune homme s’est réfugié lors d’une mauvaise passe dans un hôtel miteux. Relaxant dans son bain, le poids de celui-ci rompt le plancher et le tout se retrouve dans la salle de bain de la chambre en-dessous mettant mal en point un homme tentant de nettoyer son chien. Voici une des nombreuses scènes étonnantes, frisant les histoires à dormir debout, de cette chronique picaresque se passant dans les années 50 entre autres à New York. Le cinéaste Josh Safdie et son collaborateur Ronald Brownstein ont concocté ce portrait en s’inspirant de la vie de Marty Reisman, flamboyant joueur de tennis de table qui affina son jeu dans un club sélect dirigé par l’Afro-américain Helward Lawrence.
Timothée Chalamet campe avec verve et brio ce Marty Mauser, qui, avec du front tout le tour de la tête, voit dans son habileté reconnue de pongiste le moyen de sortir de son quartier populaire de Manhattan et d’atteindre la célébrité et la richesse peut-être. Le scénario accumule, autour de ce personnage hâbleur, volubile et à la boussole morale souvent peu affinée, une succession de tournois, de rencontres, d’incidents quasi mafieux, de montées et de descentes dans les sphères sociales de ces conurbations que sont la métropole américaine, Londres et Tokyo.

Tout droit devant, sans s’arrêter, peu importe ce qui arrivera après.
La chorégraphie des matches de tennis de table soutient l’intérêt par les divers types de technique employés, par les moments de foire qui s’y rattachent, par les variétés de coups, d’émotions et de réactions des joueurs et des spectateurs spécialement dans l’épisode nippon et qui sont mises en valeur par le montage des deux scénaristes.
La cinématographie de Darius Khondji soutient dextrement la mise en scène à l’emporte-pièce du cinéaste, captant avec acuité les divers lieux mis en valeur par Jack Fisk (There Will Be Blood) et jouant des lumières et des ombres dans ces séquences au parfum de film noir ou de film sportif se déployant dans cette aventure biographique bien située dans le temps et l’espace.
Le scénario accumule, autour de ce personnage hâbleur, volubile et à la boussole morale souvent peu affinée, une succession de tournois, de rencontres, d’incidents quasi mafieux, de montées et de descentes dans les sphères sociales de ces conurbations que sont la métropole américaine, Londres et Tokyo.
Parmi les autres atouts de ce film aux allures de trajet en montagne russe de parc d’attraction, on doit signaler les interprétations magistrales d’Odessa A’zion qui, en Rachel, prend divers moyens pour montrer à Marty qu’elle peut être son égale partenaire, de Kevin O’Leary en financier très sûr de ses prérogatives, si proche pourtant de son image télévisuelle habituelle et surtout de Gwyneth Paltrow qui injecte, en Kay Stone, actrice effectuant un retour sur scène, un supplément d’humanité et d’empathie bien utile dans cette fresque au cynisme assumé jusqu’à sa dernière péripétie.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Josh Safdie
Scénario : Josh Safdie, Ronald Bronstein. Direction photo : Darius Khondji. Montage : Ronald Bronstein, Josh Safdie. Musique : Daniel Lopatin.
Genre(s)
Drame sportif
Origine(s)
États-Unis / Finlande
Année : 2025 – Durée : 2 h 29 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Marty suprême

Josh Safdie
Dist.
Entract Films
Contact / Prod.
[ Elevation Pictures ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
