Marche commune
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026
Exploration de la marche humaine dans la longue cinématographie mondiale.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
Randonnée filmique
Un quidam, portant des pansements de chirurgie esthétique sur son visage, monte les marches d’un escalier pour atteindre un stationnement. On entend alors des bribes de la voix de cet acteur connu dans la bande-son très ouvragée par Alex Lane. C’est là une des nombreuses références au suspense qui parsèment ce long métrage fait d’extraits d’une centaine de films que Sylvain L’Espérance nous offre, après Animal Macula (2021) sur la représentation des animaux durant les cent-vingt-cinq ans de l’histoire du cinéma.
En plongée éloignée ou plus proche, en contre-plongée étonnante, les protagonistes sont suivis ou précédés dans leurs déplacements par les caméras des cinéastes. Ils sont anonymes ou connus dans ces déambulations, seul, en couple ou en groupe, manifestant leur joie, leur effroi ou leur colère ou cherchant une adresse dans une ville. Ces individualités sont multiples, distinctes tant dans leurs accoutrements que leurs apparences physiques et leurs âges.

Quel que soit le lieu où l’on se trouve.
Qu’ils soient enfants, adultes ou du 3e âge, montrés dans des travellings latéraux de droite à gauche ou de gauche à droite, marchant dans les déserts, dans des sous-sols, centres d’achat ou dans des ruines, ils participent par ces actions à la construction et à l’animation d’un monde en perpétuel changement, ce que les fines juxtapositions des séquences par le réalisateur nous permettent de constater et d’apprécier.
Ce périple dans l’espace et le temps devient, par l’échafaudage précis et lumineux de L’Espérance, un voyage immobile dans l’immensité de cette planète qui nous abrite.
Un plaisir cinéphile certain et nourri par l’apparition de certains plans ou de tournures de mise en scène qui peut nous faire espérer la suite d’une de ces courtes histoires ou nous inciter à voir ou revoir ces œuvres qui nous ont, en ce moment précis de la présentation, interpellés. Ce périple dans l’espace et le temps devient, par l’échafaudage précis et lumineux de L’Espérance, un voyage immobile dans l’immensité de cette planète qui nous abrite.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sylvain L’Espérance
Scénario : Sylvain L’Espérance. Montage : Sylvain L’Espérance. Musique : Alex Lane.
Genre(s)
Film de montage
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 26 min
Langue(s)
V.o. : sans dialogue
Marche commune

Sylvain L’Espérance
Dist.
Les Films du Tricycle
Contact & Prod.
[ Sylvain L’Espérance ]
Diffusion
Cinémathèque québécoise
Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
