Dead Man’s Wire

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
L’histoire vraie de Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. A Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures.

 

Une satire

mi-figue

mi-raisin

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

 

Du moins si l’on retient l’interprétation physique et le charisme de l’interprète Bill Skarsgård, dans l’une de ses meilleures prestations.

Gus Van Sant, absent depuis plus de cinq ans, revient avec un récit classique qui vaut son pesant d’or. Que reste alors du Van Sant original dont la plupart de ses films dépassent de loin la mise en scène classique ?

Cette longue absence l’a sans doute solidifier dans son travail de cinéaste ; il s’est sans doute abreuver de ce nouveau cinéma indie américain d’aujourd’hui qui, tout en résistant aux récits conventionnels rejoignent un plus large public en proposant des films plus proches des récits linéaires tout en leur insufflant des mises en scène dépassant le côté conventionnel.

Surtout, ne pas céder.

Ici, on songe bien entendu au Dog Day Afternoon / Un après-midi de chien, de Sidney Lumet avec Al Pacino dans le rôle principal (également présent ici dans un rôle restreint – hasard ou coïncidence ?).

De Van Sant, on constatera l’atmosphère de cette époque du milieu des années 70 où la violence dans la Grande Pomme opère comme façon de vivre. D’où ce grain dans la pellicule employée, ces couleurs criardes, les atmosphères glauques et dans le même temps enivrantes sont monnaie courante.

Et dans l’esprit de Gus Van Sant, une satire de cette époque où la justice et l’injustice se caresse l’épaule selon les circonstances.

En espérant que le cinéaste de Drugstore Cowboy ou encore de Elephant renoue avec son cinéma des origines.

Mais où le public de masse, en privé, est parfois du côté des criminels, considérés comme des héros qui osent braver les conventions sociales et la corruption de certains élus ou financiers. Mais Van Sant ne va pas aussi loin que ça, préférant insister sur le côté formel, cet aspect du film brillamment réussi.

Retour au présent sans doute dans un film sur un passé lointain, mais dont la morale de l’histoire demeure sans doute le portrait d’une Amérique divisée, fracturée par ses nombreuses défaites, blessures et divisions, à l’instar d’un présent irrespirable et désolant.

En espérant que le cinéaste de Drugstore Cowboy ou encore de Elephant renoue avec son cinéma des origines.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Gus Van Sant

Scénario : Austin Kolodney. Direction photo : Arnaud Potier. Montage : Shar Klein. Musique : Danny Elfman.

Genre(s)
Chronique sociale
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 45 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
La corde au cou

Gus Van Sant (au centre)

Dist.
Métropole Films
Contact & Prod.
[ Mongrel Media ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]