DJ Ahmet

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 23 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine, où il garde les moutons de son père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique.

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

Ruralité

et

modernité

 

Et pourtant, la majorité des jeunes dans DJ Ahmet ne rejettent pas les traditions, à condition que les traditions ne les rejettent pas dans leur désir de modernité.

Il y a, dans le regard posé par Georgi M. Unkovski, une ironee aussi palpable que symbolique qui construit, dans un sens, la narration. Un récit ayant lieu loin des centres urbains, dans un village où le folklore et la modernité se joignent par jeux de cache-cache, particulièrement chez les jeunes. Sans doute, eux, cultivés par l’ère des nouvelles technologies (cellulaires et internet à l’appui).

DJ Ahmet, ainsi qu’on le prénomme, du moins, les filles surtout le nomme ainsi, conquises, particulièrement l’une d’elle, par la physionomie corpulente du jeune homme et son regard à la fois charismatique et encore, contre toute attente, adolescent.

Les interprètes, tous non professionnels, s’inscrivent dans une logique presque d’improvisation – même si ce n’est pas le cas dans le film – Ahmet, lui-même, et son frérot, un gamin d’un charme adorable qui vole presque la vedette. Très vite, Unkovski est convaincu que le directeur photo s’attache vite à ses non-comédiens, convaincu si, au fait, ce ne sont pas les jeunes frères qui dirigent la caméra.

Un attachement malgré tout à la ruralité.

De ce renversement des rôles traditionnels dans la mise en images du film, des petits miracles peuvent apparaître par-ci, par-là, comme si du coup, le cinéma inventait de nouvelles formes.

Des films de la Macédoine du Nord ne sont pas monnaie courante. Il faut profiter de cette sortie en salle de DJ Ahmet pour découvrir un cinéaste prometteur et une pléiade de non-professionnels qui se donnent à cœur joie dans un exercice cinématographique gratifiant.

Chez les habitants, on sent une certaine misogynie qui pointe à l’horizon, comme si elle faisait partie de la tradition, et que rien ne peut changer, du moins pour l’instant. Cela est mis en exergue dans le premier plan du film où un groupe de femmes de tous âges, racontent une histoire – Justement celle de DJ Ahmet et de sa Dulcinée, ou plutôt celle de sa Dulciné et son jeune Ahmet. Une sorte de Roméo et Juliette inversé pour la proposition dont il est question.

Et le fim se termine par le même plan, racontant la fin de l’Histoire. On aura assisté ainsi à une fable romantique.

Des films de la Macédoine du Nord ne sont pas monnaie courante. Il faut profiter de cette sortie en salle de DJ Ahmet pour découvrir un cinéaste prometteur et une pléiade de non-professionnels qui se donnent à cœur joie dans un exercice cinématographique gratifiant.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Georgi M. Unkowski

Scénario : Georgi M. Unkowski. Direction photo : Naum Doksevski. Montage : Michael Reich. Musique : Alen Sinkaux, Nenard Sinkauz.

Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
Croatie / Macédoine du Nord
République tchèque / Serbie
Année : 2025 – Durée : 1 h 39 min
Langue(s)
V.o. : multilingue; s.-t.f.
Le garçon qui faisait danser les collines

Georgi M. Unkowski

Dist.
Enchanté Films
Contact & Prod.
[ filmswelike ]

Diffusion 
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]