Le Point |.| 07
du Ven 13 au Jeu 19 fév 2026

 

Fréquentations
 fluctuantes

 

Dans l’article signé Alexandra Lopis, du Journal de Montréal, daté du mardi 10 juin 2025… « les cinémas québécois ont connu une baisse de fréquentation en 2024 par rapport à 2023, marquant un recul pour la première fois depuis la fin de la pandémie, avec une affluence toujours inférieure aux niveaux d’avant la crise sanitaire. Le septième art québécois a toutefois su tirer son épingle du jeu en attirant plus de spectateurs que les années précédentes »

Ce qui attire notre attention, c’est surtout l’état de santé du cinéma québécois. Toujours dans le même article, Lopis poursuit « En 2024, la part de marché des films québécois a atteint 15%, une progression notable par rapport aux années précédentes (12% en 2023, 9% en 2022, et 8% en 2019). Il s’agit du plus haut résultat enregistré depuis le sommet historique de 19% en 2005. »

Qu’en est-il de 2025 ? Trop tôt sans doute pour savoir. Néanmoins, notre perception des choses n’est pas un critère suffisant pour nous donner une idée de l’état actuel (2025) des choses. Tant et si bien qu’on peut se demander si les statistiques couvrent le Québec dans son entièreté, soit, là où existent des salles de cinéma ou plutôt se limitent à quelques centres urbains.

Trop de fictions ? Trop de documentaires ? Ne pas oublier que c’est en partie avec nos impôts que ces films reçoivent des subventions gouvernementales et permettent aux divers réalisateurs et réalisatrices de vivre de leur profession artistique. Mais peu importe.

Suivant l’activité cinématographique quant aux films québécois, disons de longs métrages, sortant chaque semaine en salle, on note une augmentation dans le nombre de films réalisés, parfois même nous laissant perplexes. Pour un petit pays comme le nôtre, la quantité de films produits et réalisés par année peut nous paraître excessive. Mais à bien y penser, la culture, ici, ce qui implique les films, est un facteur politique déterminant qui permet de créer un terrain identitaire.

La fréquentation se rapportant aux films québécois peut fluctuer d’une année à l’autre, ce qui n’empêche pas que le but précis est surtout de garder le cap dans l’art de la création, une des pierres angulaires à la formation d’un état national.

Élie Castiel
Rédacteur en chef