L’inconnu de la Grande Arche
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 13 mars 2026
Un architecte danois remporte un concours pour un grand projet.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
Dessein
LAMINÉ
Pendant la visite d’une église qu’il a complètement conçue, un architecte joue à l’orgue de Bach pour son confrère.
Cet architecte danois, Johan Otto Van Spreckelsen, dit J.O.S., était complètement inconnu lors du dévoilement du gagnant du concours de la Tête-Défense voulu par François Mitterrand pour ancrer ce quartier sis au bout de la perspective historique débutant au Louvre.
Le scénario du cinéaste, basé sur le récit historique de Laurence Cossé, se concentre donc sur le destin de cet architecte qui n’a pas d’agence et qui est professeur dans son pays après des emplois ailleurs. La distance entre l’idéateur de l’Hypercube et l’organigramme technocratique français passe de l’ironie au début lors du dévoilement du lauréat aux relations de plus en plus conflictuelles avec ses interlocuteurs.
La connexion avec le président garde un côté débonnaire. Cette Arche fait partie des grands projets architecturaux (Louvre, Opéra, Bibliothèque) par lesquels il veut assurer son empreinte historique dans la capitale comme plusieurs de ses prédécesseurs chefs d’état.

Chacun réfléchissant à comment trouver un compromis.
L’utilisation du format carré de l’image permet ainsi d’intégrer le visage du dirigeant dans la maquette du Cube qu’il inspecte lors d’une de ses rencontres.
La cinématographie de David Chambille alterne avec doigté les larges perspectives les rues de la capitale et les bureaux peints de dorures ou plus fonctionnels dans lesquels se déroulent ces dialogues à fleurets pas toujours mouchetés.
Swann Arlaud insuffle une teinte d’admiration envers son collègue scandinave à son Andreu, responsable de la réalisation concrète de cette idée. Xavier Dolan, en Subilon, donne un portrait très plausible de ces technocrates nerveux-placides obligés de trouver les argents pour amener à bon port ces bons plaisirs du monarque élu.
Stéphane Demoustier, à partir de ce cas d’espèce encore plein d’ombres sur le protagoniste, a réussi un exposé filmique captivant sur le fardeau des compromis dans la construction d’une œuvre.
Claes Bang, jouant de sa grande stature, rend perceptible la transformation de sa joie (Douce France) vers une déception profonde. Le parcours dans ces lieux, en constructions pas si éloignées dans le temps, est subtilement intégré par le travail de l’équipe aux effets spéciaux de Lise Fischer, gagnante d’un César.
Stéphane Demoustier, à partir de ce cas d’espèce encore plein d’ombres sur le protagoniste, a réussi un exposé filmique captivant sur le fardeau des compromis dans la construction d’une œuvre.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Stéphane Demoustier
Scénario : Stéphane Demoustier; d’après le roman de Laurence Cossé, La Grande Arche. Direction photo : David Chambille. Montage : Damien Maestraggi. Musique : Olivier Marguerit.
Genre(s)
Chronique politico-sociale
Origine(s)
France / Danemark
Année : 2025 – Durée : 1 h 47 min
Langue(s)
V.o. : français
L’inconnu de la Grande Arche
Dist.
TVA Films
Contact/Prod.
[ Le Pacte ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Stéphane Demoustier
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
