A House of Dynamite

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 10 octobre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Lorsqu’un missile de provenance inconnue est lancé sur les États-Unis, une course s’engage pour déterminer qui est responsable et comment réagir.

| angle |
CRITIQUE

Élie Castiel

★★★ ½

Pentagone

sous

haute tension

Il y a longtemps, à ses débuts, on disait de Kathryn Bigelow, et on ne pleut plus se permettre de le dire, que ses mises en scène étaient très masculines, viriles. Avec le recul, allez savoir pourquoi ?

A House of Dynamite, partie finale d’une trilogie sur l’Armée la plus puissante du monde, montre un univers qui la fascine par ses moyens de persuasion, survoltant, justement dans ce volet, toute l’angoisse d’une possible apocalypse nucléaire, un discours on ne peut plus actuel sur la prolifération des armes de ce type, mais surtout un film qui brille par son traitement.

‘The situation room’ (en français, centre opérationnel stratégique) où la tension est constante, le verbe rapide, l’enthousiasme délibéré, le commandement immédiat, les prises de décisions souvent névralgiques pour éviter le pire. Cette unité cruciale du gouvernent est montrée avec une acuité quasi documentaire, mais par moment non exempte d’une humanité touchante qui, toutefois, ne sacrifie jamais le combat. Tous ces arrêtés ou actions menés dans le but d’éviter qu’un missile nucléaire ne s’abatte sur une ville importante du pays sont montrés presque à la loupe.

Éviter le pire : un acte de pur combat qui pourrait s’avérer vain.

Recherches à l’appui auprès des organismes militaires, si on se fie au générique de fin que tout critique qui se respecte devrait voir jusqu’à la fin, c’est à une course contre la montre que Bigelow ressert sa réalisation : visages tendus, changements soudains de perspectives, quelques plans urbains où la foule éparse n’est pas au courant de ce qui trame derrière les tranchées du Pentagone. On ne verra le Président des États-Unis que vers la fin, campé par un Idris Elba puissant, toujours cadré dans sa vulnérabilité et force dans le même temps.

Recherches à l’appui auprès des organismes militaires, si on se fie au générique de fin que tout critique qui se respecte devrait voir jusqu’à la fin, c’est à une course contre la montre que Bigelow ressert sa réalisation…

La mise en scène de Bigelow joue avec les nerfs, d’une part ceux des protagonistes impliqués, de l’autre, ceux des spectateurs, de nos jours plongés quotidiennement par le biais d’images confirmant la fragilité d’un nouvel ordre mondial qui s’est déjà faufilé dans nos vies. Et dans cette fin âpre, voulue ainsi, agressive, nous plongeons dans un monde qui se croise dans des horizons incertains. Comme notre réalité d’aujourd’hui qui, malgré le calme trompeur qui règne dans quelques pays, n’en cache pas moins des lendemains qui déchantent, à moins que…

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kathryn Bigelow

Scénario : Noah Oppenheim. Direction photo : Barry Ackroyd. Montage : Kirk Baxter. Musique : Volker Bertelman.

Genre(s)
Suspense / Thriller
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 52 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Une situation explosive

Kathryn Bigelow

Dist. @
Ēquinoxe Films
Contact @
[ Netflix ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]