All That’s Left of You

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 30 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
De la Nakba en 1948 à aujourd’hui, trois générations d’une famille palestinienne portent les espoirs et les blessures d’un peuple.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

 

Un

film personnel

sur la « Nakba »

Comme tous le savent, la « catastrophe », ou les affres de l’exil, de la dépossession, de la perte, et selon le regard de Cherien Dabis, dont on avait bien apprécié son Amreeka, et qui signe ici son troisième long métrage, un retour à l’Histoire de la région dont il faut parfois se demander si elle est totalement en accord avec les véritables évènements de l’époque. Les récits, selon qui les racontent ou définissent l’Histoire sont variés. Dans un sens, chacun définit sa propre idée de l’Histoire, particulièrement dans cet endroit du monde.

Une chose est certaine, le conflit israélo-palestinien existe depuis la fondation de l’État d’Israël et qu’il incombe aux deux parties de décider s’il doit continuer ou non. Nous l’avons maintes fois répéter, les enjeux sont à la fois complexes, mais pas insolubles.

Une chose est également certaine, il faut s’attendre à que de nombreux films émergent dans les années à suivre sur la question, probablement en raison de l’impasse qui existe en ce moment entre Israël et les territoires palestiniens, ce qui inclut, bien sûr, la bande de Gaza. Certains cinéastes israéliens, penseront eux aussi à la tragédie du 7 octobre, et ceux de gauche, poseront un regard, sur le post-7-octobre.

Une famille comme une autre.

Ce qui rend le film de Dabis original, c’est ce refus de condamnation, un regard presque distancié sur la question, comme si du coup, elle songeait qu’un possible processus de négociation est envisageable. Bien entendu, le ‘sionisme’ est présenté comme la cause principale de ce parcours territorial et humain engendré par la haine de l’un et de l’autre. Une histoire de guerres, de sévices, d’accords avortés, de raisons d’état d’un côté comme de l’autre.

Ce qu’il reste de nous, titre français du film de Dabis, renchérit le récit personnel à travers duquel s’exécutent les passions, s’ouvrent les fissures de l’Histoire selon chaque époque.

La perte du fils suite à sa présence dans une manifestation demeure un point central, déclencheur qui suscite la destinée de la famille dont il est question.

Le film a été filmé avant les évènements du 7 octobre, mais si l’on suit de près autant les deux bouleversements, une chose est certaine. Si le film parle contre la barbarie, c’est surtout d’espoir aussi qu’il encadre le plan, vouant à la haine et à la rancœur la conscience d’une méprise, d’une grossière erreur dans les relations humaines.

Si la mise en scène demeure classique, ce qui en soi, n’est pas un problème, la cinéaste, qui se donne un rôle (la mère) dans le film, scellera, malgré, elle le sort de Munira, de Hanan, de Salim ou encore de Noor. Justement, Noor, qui définit par son geste, une partie de l’Histoire, celle reliée à son grand-père.

Dont le film fait mention dans la première partie, celle où cette région du monde est sous mandant britannique, très rarement mentionnés dans les films portant sur le même sujet. Les Britanniques n’ont-ils pas divisé les deux parties, et ont finit par partir, laissant les deux belligérants se débrouiller et sujet à un des moments les plus surprenants du film. On évitera de vous le décrire, mais…

Le film a été filmé avant les évènements du 7 octobre, mais si l’on suit de près autant les deux bouleversements, une chose est certaine. Si le film parle contre la barbarie, c’est surtout d’espoir aussi qu’il encadre le plan, vouant à la haine et à la rancœur la conscience d’une méprise, d’une grossière erreur dans les relations humaines.

Pour le reste, à chacun de choisir son camp ; ce qui, en soi, est une erreur fâcheuse.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Cherien Dabis

Scénario : Cherien Dabis. Direction photo : Christopher Aoun. Montage : Tina Baz. Musique : Amin Bouhafa.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Allemagne / Chypre / Palestine
Jordanie / Grèce / Qatar
Arabie saoudite
Année : 2025 – Durée : 2 h 26 min
Langue(s)
V.o. : arabe, anglais; s.-t.a / s.-t.f.
Ce qu’il reste de nous
Allly Baqi Mink

Cherien Dabis

Dist.
Watermelon Pictures
Contact & Prod.
[ The Match Factory ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée ]

Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]