Le schpountz

< CRITIQUE par Élie Castiel >

★★★½
LES FEUX DE LA RAMPE

L’adaptation en québécois d’Emmanuel Reichenbach brille par les dialogues empruntés à Marcel Pagnol, d’après son scénario de film, un mélange de drôlerie, de phrases parfaitement symétriques et empreinte d’un humanisme attendrissant.

Le schpountz se prend pour quelqu’un qu’il n’est pas, mais finit par nous convaincre qu’il a tout le talent du monde comme comédien, qu’il a le sens de la scène, et plus que tout, il peut nous faire rire autant que nous émouvoir. Dans un sens, oser, quitte à se casser la gueule. Comme le fait un Rémi-Pierre Paquin impérial, enivré par son personnage, s’offrant la scène comme un cadeau princier.

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Indecent

CRITIQUE

| Élie Castiel – ★★★★★ |
LE VOYAGE DES COMÉDIENS

IndecentVoici une mise en abyme fascinante, explorant les règles de l’écriture et qui permet à Paula Vogel de créer quelque chose de sensationnel en s’inspirant de la pièce controversée The God of Vengeance, de l’auteur Sholem Asch, écrite en yiddish, en 1906. Un tableau vivant qui explore l’univers féminin, et plus encore la condition des Juifs de l’époque.

La religion, la société, la collectivité, la famille, l’Homme, la Femme, la volonté de s’émanciper sans enfreindre les préceptes rigides de la tradition. Une pièce qu’on essaie de monter malgré les obstacles; essayer de trouver des producteurs; vivre chaque difficulté de façon intense, démesurée; et pour tout compliquer, une histoire d’amour entre deux femmes; une Juive orthodoxe tombant éperdument amoureuse d’une prostituée travaillant dans le bordel que tient son père.

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[San Francisco] Alonzo King Lines Ballet

CRITIQUE

| Élie Castiel – ★★★★|
L’INSPIRATION ET L’EXIGENCE DU MOMENT

Étrange et sublime spectacle que The Propelled Heart (Le cœur animé), dernière proposition de la Saison 2018/19 de Danse Danse. Première incursion à Montréal d’un chorégraphe hors-pair, réunissant magistralement ballet classique et danse moderne, défiant le temps et l’espace telles des notions organiques. Pour Alonzo King, le mouvement et la scène deviennent des entités des tous les possibles et ses interprètes ne cessent de le rappeler.

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