Hofesh Shechter Company
@ Place des Arts

 

CRITIQUE
[ Danse ]

Élie Castiel

★★★★

Theatre of Dreams

 

Un Shechter où règne sans arrêt, la force de l’impulsion, à l’état brut, sans restriction ; une déconstruction de l’art chorégraphique où tout devient possible, où le banal côtoie le pur, et le pur se complaît à déstabiliser le moment, quelque chose de subversif.

Et plus que cela, le néant devient mouvement dansé, ne serait-ce que pendant quelques secondes, comme le prouvent ces manipulation de rideaux de scènes multiples qui s’ouvrent et se ferment à différents niveaux et donnent à l’obscur une force particulière.Suite

De CRAZY à Hollywood : Le destin
rock and roll d’un cinéaste mythique

RECENSION
Cinéma ]

Pierre Pageau

★★★ ½

 

Il était certain qu’un jour un ouvrage serait publié sur Jean-Marc Vallée, créateur incontournable dans la jeune histoire de notre cinématographie. On peut mentionner qu’un documentaire de Marie-Julie Dallaire, amie du cinéaste, est aussi en préparation. Ce rêve d’Hollywood, celui de Jean-Marc, est présent dans le monde entier ; ici même au Québec, il commence à germer au cours des années 40 avec, entre autres, la Cie Québec Production de Paul L’Anglais. Il est probable que la majorité des cinéastes du monde entier rêvent de tourner un jour à Hollywood, mais peu y réussissent. Or, nous, au Québec, avons un exemple de cette démarche singulière qui consiste à partir d’une petite base cinématographique locale jusqu’à pouvoir aller travailler dans de meilleures conditions de production. Et c’est bien là le sujet du livre d’Olivier Bourque et d’Ismaël Houdassine.

 

JMV

foreverSuite

How to Save a Dear Friend :
Formules pour sortir-au-jour
@ Espace GO

CRITIQUE
[ Scène ]

Élie Castiel

★★★★

Dans la proposition iconoclaste de la Canado-égyptienne Mireille Selwanes Tawfik, quelque chose d’anti organique, reposant uniquement sur l’intellect, comme un conscient reconstitué suite à une crise existentielle.

L’univers mental qu’elle crée est purement de l’ordre de la rupture, le mouvement désorganisé, la mise en chantier de tout un appareillage scénique qui nous rappelle (est-ce le fruit du hasard ?), le travail percutant du Grec Manolis Antoniou, que nous avons vu un ou deux jours avant à Espace Libre – Petits appareils / Small Appliances), privilégiant également les deux langues dans le titre. Dans les deux cas, ce n’est guère un hasard, mais une déclaration qui consiste à élucider la complexité des nouveaux arrivants en matière de langues ; le bilinguisme est-il vivable ?

Quant à ces « formules pour sortir-au-jour » dans le cas présent, il est plus hasardeux de saisir la signification de tout ce qui se passe sur scène, tant les codes de la dramaturgie sont constamment remis en question, intentionnellement bousculés comme si de rien n’était. Ça ressemble à un exercice thérapeutique en vue d’une réconciliation avec soi, avec l’autre, avec la vie.

 

La

crise existentielle

comme

arme de résistanceSuite

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