RÉSUMÉ SUCCINCT Lorsque Betty, professeur d’anglais à la retraite, fait face à l’incertitude tranquille de la vie après le travail, elle noue un lien improbable avec Ryan, un ingénieur d’une quarantaine d’années en deuil, qui pleure la perte soudaine de sa femme.
S A N S COMMENTAIRES
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Irene Emma Villamor
Genre(s) Drame Origine(s) Philippines Année : 2025 – Durée : 1 h 40 min Langue(s) V.o. : filipino; s.-t.a. Tayo Lan Ang Nakakaalam
RÉSUMÉ SUCCINCT Un policier combattant un gang de contrebande d’antiquités en Europe, croise le chemin jeune plongeur d’El Gouna, et ensemble, ils font face à divers défis et aventures.
S A N S COMMENTAIRES
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Peter Mimi
Genre(s) Action Origine(s) Égypte Année : 2025 – Durée : 1 h 49 min Langue(s) V.o. : arabe; s.-t.a. Mashruon X
RÉSUMÉ SUCCINCT Sano est de retour à Izu, au bord de la mer. Il semble absent à lui-même et à ce qui l’entoure, sauf à cette casquette rouge qu’il cherche obstinément et qui appartenait à sa défunte femme.
Le Film
de la semaine
CRITIQUE Élie Castiel
★★★★
La mer
qu’on
voit
danser
Titre de la chanson qu’on fredonne au cours du film, non pas par hasard, mais comme leitmotiv, une pensée, un modèle narratif liant ou séparant, selon les circonstances, les personnages dont il est question.
Le Nippon Kohei Igarashi, signant ici son deuxième long métrage solo, après Hold Your Breath Like a Lover / Iki o Koroshite (2014), poursuit une transversale amoureuse qui se définit comme la division en deux parties, d’une part la douleur de la perte cinq ans après en traversant le lieu de la rencontre, et une deuxième, un retour en arrière qui illustre la rencontre.
On pourrait même ajouter un troisième épisode, sorte de prologue/épilogue construit selon un mode de la temporalité déconstruite. Ces associations, dans le même temps, des interruptions ou peut-être mieux dit des ruptures, de ton, de pensées fugitives, de sensations éparses expliquent peut-être la démarche du cinéaste, jeune quarantaine, ces voix à suivre dans le cinéma japonais, épris d’occidentalisation en même temps que de culture vernaculaire.
Le souvenir de la perte, loin à l’horizon.
Si l’on prédit les thèmes à suivre, ils seront sans doute ceux de l’amour, de la passion exprimée, non pas par des mots, des tragédies ou des drames, mais un geste du visage, un gros plan qui exprime un tas de bouleversements intérieurs, mais sans se laisser aller à des divagations excessives. Le cinéma japonais, peut-être excepté les films d’action, ont ceci de particulier que la « nuance » est une des caractéristiques qui le décrit.
La réalisation de Igarashi regorge donc de ces moments remarquables où le spectateur se complaît dans la plénitude des mouvements de la mer, d’où le titre du film ; d’une part, cet endroit de villégiature qui rappelle en quelque sorte certains Rohmer (sans la pléthore des mots), mais dans le même temps les métamorphoses, les transformations des personnages à la suite d’une révélation amoureuse.
Sano, c’est son nom à Lui. Sano c’est aussi son nom à Elle. Une rencontre, aucun attouchement, mais surtout une sensation d’unir ce qu’ils ont en commun – rien ne vous sera dit – puisque la découverte est également un plaisir cinématographique partagé.
La réalisation de Igarashi regorge donc de ces moments remarquables où le spectateur se complaît dans la plénitude des mouvements de la mer, d’où le titre du film ; d’une part, cet endroit de villégiature qui rappelle en quelque sorte certains Rohmer (sans la pléthore des mots), mais dans le même temps les métamorphoses, les transformations des personnages à la suite d’une révélation amoureuse.
À un moment, dans la deuxième partie, alors que la mer semble délicatement agitée – il faut très bien observer, Sano/Elle réalise inconsciemment que les choses ne seront plus le mêmes. Ces idées qui traversent momentanément notre esprit et disparaissent du coup sans lancer de traces, jusqu’à ce que…
Le destin de cette « casquette rouge », symbole d’unification, perdue comme par enchantement, peut-être dans une des chambres d’hôtel qui voit en ce prologue/épilogue annoncé, la caresse d’une promesse vers le prolongement d’une vie qui, en rompant avec un passé évanoui à jamais, renoue avec la plausibilité d’un bonheur peut-être à venir.
Un film d’une délicatesse dont qu’on avait perdu de vue.
Genre(s) Drame Origine(s) Japon / France Année : 2024 – Durée : 1 h 35 min Langue(s) V.o. : japonais; s.-t.a. / s.-t.f. Heureux à jamais Ein ni shiawase
Kohei Igashi
Dist. [ Contact ] @ Ritual Films [ Bac Films / Nabo ]