C’est aussi ça, l’Amérique

RECENSION
Politique / Société ]
Élie Castiel

★★★ ½

S.O.S.

U.S.A.

Bizarrement, le titre de cet ouvrage en forme de reportage journalistique et d’essai intime sur une certaine Amérique évoque ceux de certains documentaires italiens de la vague « mondo » au cours des années 1960, genre très en vogue à cette époque, mais souvent vilipendée par une partie non négligeable d’une certaine critique.Suite

Arida Zona (II)

Analyse iconologique de

Il était une fois dans l’Ouest

[ Deuxième partie ]

 

Tous sont à peu près unanimes – il serait fastidieux d’en poursuivre la liste et c’est la raison principale pour laquelle j’ai opté de diviser l’article en deux parties – afin d’affirmer que le récit de Il était une fois dans l’Ouest (C’era una volta il West) a lieu en 1869 (date de la première jonction transcontinentale) ou de manière plus approximative, au début de la décennie 1870, et il semble qu’il s’agit là d’un préjugé tenace. Certains en ont déduit la présence d’anachronismes.

texte
Mario Patry 

 

Photo de tournage

Gilles Cèbe et bien d’autres se fondent sur une supposition sans grande valeur, voir sans grande rigueur historique, en assignant à Il était une fois dans l’Ouest une périodisation qui servit le western américain. Alors que John Ford et Cecil B. DeMille exaltent les prouesses des pionniers avec patriotisme et optimisme, pour ne pas dire triomphalisme, Sergio Leone montre la fin de l’âge des héros devant le progrès inexorable du capitalisme sauvage. Il y a un net changement de ton! Il est tout à fait invraisemblable que Leone retienne cette date (celle de la première jonction) qui fut saluée avec éclat comme un exploit technique, de même qu’il était tout à fait naturel que cet événement historique et national soit porté à l’écran et souligné comme un chapitre héroïque de la conquête de l’Ouest.Suite

Chaplin contre Poutine

TRIBUNE
LIBRE
Montréal, le 9 mars 2025

Sylvio Le Blanc

 

En mai 2022, le président ukrainien Volodymyr Zelensky prenait la parole par vidéo interposée au gala d’ouverture du 75e Festival de Cannes : « Il nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera que le cinéma n’est pas muet »[1] face à la guerre en Ukraine, déclenchée trois mois plus tôt. « Je suis persuadé que le dictateur va perdre »[2], faisant allusion à la fois au président russe Vladimir Poutine et au chef-d’œuvre éponyme de Charlie Chaplin. M. Zelensky étant lui-même juif, humoriste, acteur, réalisateur et homme d’État[3], ses mots sonnaient vrai.Suite

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