RÉSUMÉ SUCCINCT
Un homme voyage dans les bois pour renouer avec son frère, devenu ermite. Leur passé difficile et leur relation compliquée ont été façonnés par des événements bouleversants il y a des décennies.
RÉSUMÉ SUCCINCT
Les vacances romantiques d’un couple dans une propriété isolée au bord d’un lac sont bouleversées lorsqu’ils sont forcés de partager le manoir avec un couple mystérieux et séduisant.
ANGLE de PERSPECTIVE Pascal Grenier
★★ ½
Quand la
confiance chavire
Bone Lake n’est donc pas un ratage, mais une œuvre bancale, sauvée in extremis par son souffle final, et qui laisse derrière elle un arrière-goût d’angoisse trouble.
Film moyen mais tout de même intrigant, Bone Lake s’avance comme un thriller anxiogène qui tente de plonger le spectateur dans les méandres de la méfiance et de l’insécurité relationnelle. On sent bien la volonté d’aborder des sujets délicats – la confiance, le doute, la frontière mouvante entre désir et danger – mais le traitement demeure un brin artificiel, presque plaqué. Le climat de tension psychologique, teinté d’une connotation psychosexuelle, parvient à susciter un malaise diffus, mais peine à trouver un ancrage narratif véritablement organique. On navigue dans un univers de soupçons où chaque geste semble louche, où chaque silence en dit trop ou pas assez, mais l’ensemble reste trop calculé pour être percutant.
Jusqu’ici… tout va bien.
C’est véritablement dans son dernier tiers que le film se réveille et gagne ses galons de thriller. Plus mouvementé, plus viscéral, plus sanglant, ce segment final resserre les nœuds dramatiques et offre enfin le vertige qu’on attendait. Le spectateur, tenu en haleine par une montée d’adrénaline bien orchestrée, sort de cette expérience avec l’impression d’avoir traversé une eau stagnante avant d’atteindre soudain les rapides. Bone Lake n’est donc pas un ratage, mais une œuvre bancale, sauvée in extremis par son souffle final, et qui laisse derrière elle un arrière-goût d’angoisse trouble.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Mercedes Bryce Morgan
Scénario : Joshua Friedlander. Direction photo : Nic Matthews. Montage : Anjoum Agrana. Musique : Roque Baños, Ben Cherney.
Genre(s) Thriller Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 1 h 34 min Langue(s) V.o. : anglais Bone Lake
RÉSUMÉ SUCCINCT
Un chien loyal comprend que des entités obscures menacent son compagnon humain et décide de se battre pour protéger celui qu’il aime le plus.
ANGLE de PERSPECTIVE Élie Castiel
★★★
À
hauteur
canine
Le récit est-il important dans cet essai sur le cinéma de genre, plus particulièrement celui d’épouvante. S’il existe une continuité narrative dans Good Boy, en référence à Indy, principal « acteur » dans cette variation du film de fantômes, l’astuce de Ben Leonberg consistant à explorer les lieux intérieurs hantés d’une vieille maison est de donner libre cours à Indy, son propre chien, tout à fait adorable, sans direction d’acteur, improvisant comme bon lui semble et rendant le tout plus crédible. Gros plans donc sur Indy, faisant en sorte que le suspense croit de ce qu’il imagine, bien qu’il n’en est pas conscient.
Après le générique de fin, le réalisateur s’adresse directement aux spectateurs en proposant en quelques dix minutes la façon dont il a procédé au tournage. Belle leçon de cinéma. Après trois courts sujets entre 2010 et 2016, ce premier long a pris quatre de préparation. De la belle ouvrage.
Tenant compte des circonstances, une tentative de rapprochement entre le chien et son maître.
Dommage que des apparitions furtives de revenants monstrueux viennent gâcher une proposition, déjà au départ, judicieuse. Un premier long métrage à petit budget qui en guise de moyens colossaux, avantage tout le long l’imagination et rien de plus. À l’instar de Ozu qui filmait ses personnages au ras du sol, souvent avec la caméra en contre-plongée pour leur assurer l’importance requise, Leonberg, lui, place l’objectif directement droit devant les yeux et le visage de l’animal domestique qui fait preuve « d’un grand talent ».
Après le générique de fin, le réalisateur s’adresse directement aux spectateurs en proposant en quelques dix minutes la façon dont il a procédé au tournage. Belle leçon de cinéma. Après trois courts sujets entre 2010 et 2016, ce premier long a pris quatre de préparation. De la belle ouvrage.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Ben Leonberg
Scénario : Ben Leonberg, Alex Cannon. Direction photo : Wades Grebnoel. Montage : Curtis Roberts. Musique : Sam Boase-Miller.
Genre(s) Suspense d’épouvante Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 1 h 13 min Langue(s) V.o. : anglais Good Boy
Ben Leonberg
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