Couper le cordon

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 5 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait de la montréalaise Sarah Bouheraoua.

Vu les circonstances, une relation mère-fille privilégiée.

ANGLE
| PANORAMIQUE |
Luc Chaput

★★★

Participer

à l’essor

 

Une femme donne des cours de conduite à sa fille. Cela permet de vifs échanges. Sarah Bouheraoua est une jeune femme d’origine algérienne et vivant dans un appartement d’un complexe immobilier subventionné au centre-ville de la métropole. La narration en voix-off de la protagoniste décrit l’histoire familiale à l’aide d’archives photographiques ou vidéographiques avec ses déplacements entre plusieurs pays. Le montage assuré la suit dans diverses activités qui la passionnent dont le basket dans lequel elle a montré sa valeur. Khadoudja, sa mère d’origine kabyle, a des opinions bien directes sur certains sujets, ce qui donne lieu à des dialogues empreints d’une belle complicité. La mise en scène de la réalisatrice Émilie Porry capte un kaléidoscope de lieux, de moments avec les amies ou plus solitaires.

L’allant, le sens de la formule et les divers niveaux de langage qu’emploie Sarah constituent le meilleur atout de ce film qui décrit avec empathie les tiraillements posés aux enfants issus de l’immigration lorsqu’ils trouvent leur aire d’aller.

Le voyage en Algérie dans la terre natale de ses parents offre l’opportunité tant attendue de voir ou revoir la parentèle. Le filmage en vidéo vertical mince sur écran téléphonique conserve un aspect très personnel même dans des endroits comme le Mémorial du Martyr d’Alger construit par Lavalin. Des informations plus précises sur ces lieux iconiques ou non auraient pu être intégrées comme la réalisatrice l’avait fait dans certaines de ses œuvres précédentes. L’allant, le sens de la formule et les divers niveaux de langage qu’emploie Sarah constituent le meilleur atout de ce film qui décrit avec empathie les tiraillements posés aux enfants issus de l’immigration lorsqu’ils trouvent leur aire d’aller. Le film gagnerait pourtant à être présenté en programme double avec Les miennes de Samira El Mouzghibati sur une sororité plus âgée.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Émilie Porry

Scénario : Émilie Porry. Direction photo : Vanessa Abhadir. Montage : Hubert Hagaud. Musique : Mathieu Vanasse.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 15 min
Langue(s)
V.o. : français, arabe; s.-t.f.
Couper le cordon

Émilie Porry

Distributeur @
Productions Colorées

Contact @
[ NatyvTV ]

Diffusion @
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Hamilton

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 5 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Captation de la célèbre comédie musicale de Broadway récompensée par 11 Tony, Grammy et Olivier Awards, et par un prix Pulitzer.
Hamilton raconte l’histoire d’Alexander Hamilton, l’un des Pères fondateurs de la nation américaine.

S A N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Thomas Kail

Genre(s)
Spectacle musical
Origine(s)
États-Unis
Année : 2020 – Durée : 2 h 59 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Hamilton

Thomas Kail

Distributeur @
En attente

Contact
@

[ Disney+ ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

La venue de l’avenir

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 5 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Aujourd’hui, en 2025, une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Ces lointains “cousins” vont alors y découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison et se retrouver sur les traces d’une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans.

Le FILM
de la semaine

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

L’arbre

généalogique

 

Ce n’est sans doute pas le Klapisch du meilleur cru, mais La venue de l’avenir demeure en équilibre avec l’un de ses thèmes de prédilection, la famille ou, à défaut, la notion de groupe. Comment ces individus à part entière, dans l’un ou l’autre cas, liés ou désunis, se faufilent les uns aux autres, déambulant dans divers univers dont ils sont souvent étrangers.

C’est le cas dans ce film, aussi étrange que beau ; dans ce va-et-vient entre le présent 2025 et le Paris de la Belle Époque le film de Cédric Klapisch fait légèrement défaut. Des transitions au hasard des humeurs, comme ça, comme si la séquence antérieure ne se terminait pas, au profit de la suivante suivant le même parcours. Sauf à un moment que je ne livrerai pas.

Le réalisateur de L’auberge espagnole (2002), qu’on avait largement soutenu, revient à une mise en scène où les effets miroir, les partages ou au contraire, les antinomies entre une période et l’autre sont à ce point identiques ou opposés qu’elles se retrouvent comme par enchantement en raison de quelque chose qu’on appelle « mise en scène » ou plus essentiellement « scénario ».

Klapisch et Santiago Amigorena, dans ce cas, ont ceci de particulier que les divers temps, plutôt que figés se répètent les uns les autres, comme le confie poétiquement et avec une droiture de style la dernière partie du film.

À Paris, peu importe où l’on soit, peut-être que tout est possible.

L’art et la vie prennent une place prépondérante, la peinture comme objet de prédilection. Autant dire « le cinéma » comme ces tableaux d’époque immortels en mouvement qui s’emparent des divers laps de temps pour mieux les assimiler. Comme dans le Paris de la Belle Époque où on sent déjà le mercantilisme des œuvres d’art. Rien de neuf dans ce chapitre.

Et dans ce brouhaha financier, où se situe la famille ? Dans la première partie, Suzanne Lindon (fille de Lindon, le père que vous connaissez, et Kiberlain, également) incarne cette héroïne (Adèle Meunier) d’une autre époque qui voyage dans le temps grâce à la pérennité des images fixes, rendues métaphoriquement animées dans les temps modernes. Lindon/fille est magnifique.

Tout en soulignant cette séquence magnifique de fin où l’incontournable Olivier Gourmet, en un court tour de force qui tient du panache, soulève son interprétation au rang des indispensables. Cette saga familiale générationnelle qui traverse le temps est vraiment réussie. À prendre ou à laisser, selon votre regard.

Dans un sens, La venue de l’avenir est un film atypique qu’on savoure pour ces éclats d’envie de déconstruire le réel, donner la possibilité à tous ces comédiennes et comédiens qui ont déjà prouver l’importance de leur talent qu’il leur est possible de s’adapter à n’importe quelle situation – Comme Cécile de France, Vincent Macaigne, qui ne rate aucune occasion de montrer ses tours de prestidigitation en termes de jeu. Il y a un des frères Schneider, ici Vassili, et le nouveau venu, Abraham Wapler, dont on devine déjà un très bel avenir.

Tout en soulignant cette séquence magnifique de fin où l’incontournable Olivier Gourmet, en un court tour de force qui tient du panache, soulève son interprétation au rang des indispensables. Cette saga familiale générationnelle qui traverse le temps est vraiment réussie. À prendre ou à laisser, selon votre regard, on l’espère, pas trop sévère.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Cédric Klapisch

Scénario : Cédric Klapisch, Santiago Amigorena. Direction photo : Alexis Kavyrchine. Montage : Anne-Sophie Bion. Musique : Robin Coudert.

Genre(s)
Comédie dramatique
Origine(s)
Belgique / France
Année : 2024 – Durée : 2 h 06 min
Langue(s)
V.o. : français
La venue de l’avenir

Cédric Klapisch

Distributeur @
Métropole Films

Contact @
[ Mongrel Media ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
 Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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