RÉSUMÉ SUCCINCT Cinq ans après Jurassic World : Le monde d’après, l’environnement de la planète s’est révélé hostile pour la plupart des dinosaures. Ceux qui subsistent vivent dans des zones équatoriales isolées, aux conditions proches de celles de leur ère d’origine.
Cette fois-ci, nous sommes plus proches de notre objectif.
RÉSUMÉ SUCCINCT Les derniers mois du chef métis avant son exécution.
CRITIQUE Luc Chaput
★★★ ½
Ombres
et
lumière
Un prisonnier reçoit la visite d’un prêtre qui lui ordonne de revenir dans le droit chemin tracé par l’Église.
Louis Riel, chef métis, longtemps figure clivante au Canada, a eu droit à plusieurs œuvres artistiques dont une télésérie biographique de la CBC-SRC en 1979. Le réalisateur canado-mexicain d’origine française Matías Meyer se concentre sur les mois entre sa condamnation et son exécution plusieurs fois reportée et sur les effets que cela a sur son état d’esprit. La mise en scène se déploie sur deux lieux, la petite prison où Riel est incarcéré et les environs champêtres qu’on lui permet de parcourir sous bonne garde et avec chaînes aux jambes et boulet, ce qui réduit de beaucoup ses possibilités de mouvement. Le scénario du cinéaste et d’Alexandre Laferrière est distillé à partir des nombreuses pages de ses écrits, brouillons et ratures que l’administration pénitentiaire colligeait avec diligence.
Un des premiers plans du film qui confirme d’emblée sa conception formelle.
La cinématographie de François Herquel, en format 4:3 et en un précis noir et blanc, orchestre les ombres et la lumière dans des rapports différents en fonction de l’extérieur ou de l’intérieur de cette geôle exiguë. Les rayons du soleil s’immiscent dans cet endroit sombre et la lune s’invite quelquefois. Un moment du soir à la lueur de la chandelle avec ses gardiens contient une grande évocation picturale, soulignant le rapport plus humain entre ceux-ci et le détenu. Le séjour de Riel oscille entre les rencontres et les lettres qu’il continue d’envoyer. L’ambivalence de Riel face à son statut de prophète et sa place dans le giron du catholicisme sous-tend tout ce portrait animé par les discussions avec l’aumônier André.
Cette plongée monacale dans le destin d’un condamné à mort qui ne s’est pas échappé incitera peut-être certains à redécouvrir l’importance des Métis dans l’histoire de nos Amériques.
Le cinéaste reprend ici à propos d’un individu la représentation qu’il avait donnée pour un groupe défait dans Los últimos cristeros (The Last Cristeros) de 2011. Ce mouvement important du XXe siècle mexicain est d’ailleurs le sujet central du travail de l’historien Jean Meyer, père de Matías et auteur d’une biographie très fouillée du chef métis.
L’interprétation de Matías dans le rôle principal insuffle une gravité à son long métrage. Il est d’ailleurs bien épaulé entre autres par Marc Antoun en père Alexis André. Cette plongée monacale dans le destin d’un condamné à mort qui ne s’est pas échappé incitera peut-être certains à redécouvrir l’importance des Métis dans l’histoire de nos Amériques.
RÉSUMÉ SUCCINCT Deux ans ont passé depuis la destruction de M3GAN, le prototype à la pointe de l’intelligence artificielle devenu incontrôlable. Sa créatrice Gemma aujourd’hui auteure de renom milite pour l’encadrement drastique des I.A par le gouvernement, alors que Cady, sa nièce de 14 ans entre dans l’adolescence et se rebelle contre les règles trop strictes de sa tante.
« Arrangé avec le gars des vues »
B R E F S APERÇUS
| Une suite plus campy, plus colorée, plus hystérique que le premier volet, qui déjà flirtait dangereusement avec la médiocrité sans jamais oser l’assumer. Ici, c’est chose faite. On embrasse le ridicule avec une telle ferveur qu’on en viendrait presque à applaudir cette liberté tonale, si ce n’était du fait que tout ça est… profondément idiot ;
| Une suite plus campy, plus colorée, plus hystérique que le premier volet, qui déjà flirtait dangereusement avec la médiocrité sans jamais oser l’assumer.
| La poupée tueuse à l’allure de fillette TikTok ressuscite donc sous diverses formes dans un scénario qui semble avoir été assemblé par un générateur de synopsis alimenté à Terminator 2 avec une antagoniste (Amelia) tout droit sortie de l’armée américaine ;
| Certes, quelques spectateurs s’amuseront de la débilité ambiante et des clins d’œil trop appuyés à la culture pop. On rit, parfois mais cela n’efface pas la vacuité du projet, ni le cynisme industriel qui le sous-tend. Car au final, M3GAN 2.0 n’a rien à dire même si le message se veut lumineux, presque utopiste : « Vivons ensemble, humains et intelligences artificielles, pour construire demain. ».
Au terme de ces deux heures longuettes, on en vient à se dire que l’humanité mérite mieux que ce vacarme numérique d’une grande bêtise.
Scénario : Akela Kooper; d’après un récit de Akela Kooper et James Wan. Direction photo : Peter McCaffrey. Montage : Jeff McEvoy. Musique : Anthony Mills.
Genre(s) Drame de science-fiction Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 2 h Langue(s) V.o. : anglais & Version française M3gan 2.0