Super Happy Forever

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 13 juin 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Sano est de retour à Izu, au bord de la mer. Il semble absent à lui-même et à ce qui l’entoure, sauf à cette casquette rouge qu’il cherche obstinément et qui appartenait à sa défunte femme.

Le Film
de la semaine

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★★

La mer

qu’on

voit

danser

Titre de la chanson qu’on fredonne au cours du film, non pas par hasard, mais comme leitmotiv, une pensée, un modèle narratif liant ou séparant, selon les circonstances, les personnages dont il est question.

Le Nippon Kohei Igarashi, signant ici son deuxième long métrage solo, après Hold Your Breath Like a Lover / Iki o Koroshite (2014), poursuit une transversale amoureuse qui se définit comme la division en deux parties, d’une part la douleur de la perte cinq ans après en traversant le lieu de la rencontre, et une deuxième, un retour en arrière qui illustre la rencontre.

On pourrait même ajouter un troisième épisode, sorte de prologue/épilogue construit selon un mode de la temporalité déconstruite. Ces associations, dans le même temps, des interruptions ou peut-être mieux dit des ruptures, de ton, de pensées fugitives, de sensations éparses expliquent peut-être la démarche du cinéaste, jeune quarantaine, ces voix à suivre dans le cinéma japonais, épris d’occidentalisation en même temps que de culture vernaculaire.

Le souvenir de la perte, loin à l’horizon.

Si l’on prédit les thèmes à suivre, ils seront sans doute ceux de l’amour, de la passion exprimée, non pas par des mots, des tragédies ou des drames, mais un geste du visage, un gros plan qui exprime un tas de bouleversements intérieurs, mais sans se laisser aller à des divagations excessives. Le cinéma japonais, peut-être excepté les films d’action, ont ceci de particulier que la « nuance » est une des caractéristiques qui le décrit.

La réalisation de Igarashi regorge donc de ces moments remarquables où le spectateur se complaît dans la plénitude des mouvements de la mer, d’où le titre du film ; d’une part, cet endroit de villégiature qui rappelle en quelque sorte certains Rohmer (sans la pléthore des mots), mais dans le même temps les métamorphoses, les transformations des personnages à la suite d’une révélation amoureuse.

Sano, c’est son nom à Lui. Sano c’est aussi son nom à Elle. Une rencontre, aucun attouchement, mais surtout une sensation d’unir ce qu’ils ont en commun – rien ne vous sera dit – puisque la découverte est également un plaisir cinématographique partagé.

La réalisation de Igarashi regorge donc de ces moments remarquables où le spectateur se complaît dans la plénitude des mouvements de la mer, d’où le titre du film ; d’une part, cet endroit de villégiature qui rappelle en quelque sorte certains Rohmer (sans la pléthore des mots), mais dans le même temps les métamorphoses, les transformations des personnages à la suite d’une révélation amoureuse.

À un moment, dans la deuxième partie, alors que la mer semble délicatement agitée – il faut très bien observer, Sano/Elle réalise inconsciemment que les choses ne seront plus le mêmes. Ces idées qui traversent momentanément notre esprit et disparaissent du coup sans lancer de traces, jusqu’à ce que…

Le destin de cette « casquette rouge », symbole d’unification, perdue comme par enchantement, peut-être dans une des chambres d’hôtel qui voit en ce prologue/épilogue annoncé, la caresse d’une promesse vers le prolongement d’une vie qui, en rompant avec un passé évanoui à jamais, renoue avec la plausibilité d’un bonheur peut-être à venir.

Un film d’une délicatesse dont qu’on avait perdu de vue.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kohei Igashi

Scénario : Kohei Igashi, Kochi Kubodera. Direction photo : Wataru Takahashi. Montage : Keiko Okawa, Kohei Igarashi, Damien Manivel. Musique : Daigo Sakurragi.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Japon / France
Année : 2024 – Durée : 1 h 35 min
Langue(s)
V.o. : japonais; s.-t.a. / s.-t.f.
Heureux à jamais
Ein ni shiawase

Kohei Igashi

Dist. [ Contact ] @
Ritual Films
[ Bac Films / Nabo ]

Diffusion @

Cinéma du Musée
Cinéma du Musée

Classement

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

The Life of Chuck

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 13 juin 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
La vie extraordinaire d’un homme ordinaire racontée en trois chapitres.

Une volonté d’exister dans la discontinuité.

B R E F S
APERÇUS

| Tout bonnement, une surprise de la part de l’auteur-culte Stephen King. Le gore ou ce qui lui ressemble semble disparaître pour laisser se révéler au grand jour une association d’idées qui s’harmonise avec la mise en scène de Mike Flanagan, habitué au cinéma de genre ;

| Dans les deux cas, cette juxtaposition de concepts plus que d’idées se cristallisent à travers une déconstruction de la narration, de sa continuité, quitte à montrer les trois parties qui constituent le tout en deux, commençant par la première, suivie de la troisième ;

| Déjà un réflexe que le film ne suscitera pas l’intérêt des fans habituels de King, mais ceux pour qui les images en mouvement sont un état d’esprit intellectuel en continuelle gestation ;

| Dans les deux cas, cette juxtaposition de concepts plus que d’idées se cristallisent à travers une déconstruction de la narration, de sa continuité, quitte à montrer les trois parties qui constituent le tout en deux, commençant par la première, suivie de la troisième.

| Soulignons que la partie dansée entre le premier et second (troisième) segment est l’une des plus excitantes depuis des lustres. Les deux danseurs (dont l’épatant Britannique Tom Hiddleston) performent un numéro du tonnerre, marquant ainsi cette adaptation d’un trait à la fois ludique et exaltant ;

| Subtilement, le poétique et le fantastique se laisse voir à condition de bien observer ce qui se passe à l’écran ;

| Soulignons à gros traits les interprétations de Mark Hamill (bouleversant) et des trois Charles à trois âges différents, tenus par Cody Flanagan, en jeune, Benjamin Pajak, en adolescent, et Jacob Tremblay, en jeune adulte, un trio des plus solides.

[ ÉC ]
Cote : ★★★

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mike Flanagan

Scénario : Mike Flanagan; d’après la nouvelle éponyme de Stephen King. Direction photo : Eben Bolter. Montage : Mike Flanagan Musique : The Newton Brothers.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 51 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
La vie de Chuck

Mike Flanagan

Dist. [ Contact ] @
Entract Films
[ Elevation Pictures ]

Diffusion @
cpxCineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

 

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Ballerina

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 6 juin 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Se déroulant pendant « John Wick : Parabellum », Ballerina suit la vengeance implacable d’Eve Macarro, la nouvelle tueuse de l’organisation Ruska Romashared.

Un esprit de vengeance équivoque.

B R E F S
APERÇUS

Suite

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