Mithde

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 21 mars 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Face aux critiques à vouloir rester au Pendjab alors que ses collègues aspirent à étudier à l’étranger, un garçon écoute les conseils de son professeur et décide d’entrer en politique pour contribuer à améliorer l’environnement local.

S  A  N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Amberdeep Singh

Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
Inde
Année : 2025 – Durée : 2 h 06 min
Langue(s)
V.o. : pendjabi; s.-t.a.
My Sweet Love

Amberdeep Singh

Dist. [ Contact ] @
Malayalam Cinema
[ Saharan Films]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

Santosh

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 21 mars 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Après la mort de son mari, Santosh, une jeune femme, hérite de son poste et devient policière comme la loi le permet. Lorsqu’elle est appelée sur le lieu du meurtre d’une jeune fille de caste inférieure, elle se retrouve plongée dans une enquête tortueuse.

 

Le FILM
de la semaine

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★★

Au cœur

d’une Inde

patriarcale

L’irréprochable premier long métrage de l’Indienne Sandhya Suri n’est pas seulement un pas de plus pour les films réalisés par des femmes issues du pays le plus peuplée du monde, mais également une extraordinaire révélation, une mise en abyme sur les relations entre les deux sexes, là où le patriarcat dominant s’exerce quotidiennement avec une sorte de fausse moralité issue de siècles de coutumes ancestrales.

Thriller, film policier féministe. Très certainement – présenté à Cannes 2024, retenant l’attention du public et de la grande partie de la critique, unanime devant cette opera prima accomplie.

Par sa sensibilité, ses débordements, ses nobles intentions, son parti pris visant à sensibiliser les mentalités. En Inde, travail ardu puisqu’une grande partie de la gent féminine, générations précédentes et selon les classes sociales, croit encore fermement en ces lois immuables du rapport hommes/femmes.

Avec Sandhya Suri, une extraordinaire réflexion sur la femme dans un pays sujet aux bouleversements sociaux qui tentent de s’afficher à travers le monde, particulièrement par le biais des images en mouvement.

Changer le regard pour continuer sa route.

L’Inde est une démocratie. Vraiment ? À moins que ce mot magique renferme plusieurs significations selon l’endroit du monde où l’on se trouve.

Une femme, Santosh, qui après le décès de son mari, officier de police, le remplace (selon la loi) pour pouvoir survivre. Jusqu’ici, tout va bien. Mais petit à petit, la jeune femme entre physiquement et mentalement dans cet univers où les femmes doivent constamment se battre, à moins que…

Santosh, le personnage, est elle-même la mise en scène, celle qui propulse cet élément filmique dans une série de situations qui, tout en ayant recours, parfois, aux codes d’un certain cinéma bollywoodien, n’en demeure pas moins une tentative réussie à de nouveaux rapports entre le cinéma (indien) populaire dans son hégémonie à radicalement changer le regard du spectateur. Ce célèbre gaze que nos collègues anglophones admirent tant et en parle davantage.

Certainement, Santosh est aussi un film sur la façon de voir, de consommer le médium-cinéma dans une perspective de renouvellement. Parler de l’intrigue (d’une simplicité désarmante, mais austère à la fois) serait trahir les surprises qu’on réserve.

Pour mener à bien cette proposition, deux comédiennes exceptionnelles – Shahana Goswami (Santosh) et Sumita Rajwar (Geeta), celle-ci volant presque la vedette – chacune avec sa propre logique physique, intellectuelle et notamment psychologique. Des vraies battantes d’un pays qui, à petits grands pas, certes, tente de renouer avec un XXIe siècle qui se débat par le biais d’un et mille soubresauts. Authentique, vertigineux.

Et justement, c’est en évitant le rapport de forces entre le dépouillement de la mise en image et le spectaculaire incontrôlable que le film fonctionne.

Sandhya Suri persiste dans sa proposition. Elle n’adhère point à prendre le cinéma comme un outil de divertissement, mais au contraire, lui donne cette envie de lui confier une mise en abyme de la vie.

Finalement, pour notre grand bonheur, Santosh, l’individu qu’elle est devenue, n’est plus un être passif, soumis aux diktats d’une société sclérosée, mais une héroïne parmi celles qui veulent la suivre.

Pour mener à bien cette proposition, deux comédiennes exceptionnelles – Shahana Goswami (Santosh) et Sumita Rajwar (Geeta), celle-ci volant presque la vedette – chacune avec sa propre logique physique, intellectuelle et notamment psychologique. Des vraies battantes d’un pays qui, à petits grands pas, certes, tente de renouer avec un XXIe siècle qui se débat par le biais d’un et mille soubresauts. Authentique, vertigineux.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sandhya Suri

Scénario : Sandhya Suri. Direction photo : Lennert Hillege. Montage : Maxime Pozzi-Garcia. Musique : Luisa Gerstein.

Genre(s)
Suspense policier
Origine(s)
Allemagne / France
Grande-Bretagne / Inde
Année : 2024 – Durée : 2 h 08 min
Langue(s)
V.o. : hindi; s.-t.a.
Santosh

Sandya Suri

Dist. [ Contact ] @
h264
[ MK2 Films ]

Diffusion @
Cineplex
Cinémathèque québécoise

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Snow White

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 21 mars 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une nouvelle version du classique de 1937 en prises de vues réelles.

En fait, c’est la méchante reine qui
est la plus féministe entre les deux.

B R E F S
APERÇUS

| Blanche-Neige n’est pas celle de la version animée des origines ; elle est féministe, du moins dans la mesure du possible. Elle cherche sa propre voie, conserve tout de même les mêmes gestes que l’originale (incluant le baiser de retour à la vie), ne sachant pas toujours sur quel pied danser (!) ;

| Et Rachel Glazer (West Side Story, de Steven Spielberg) s’en tire du mieux qu’elle peut, pas trop certaine de la proposition dont il est question ; Enfin !

| Gal Gadot, dont on attend furieusement son Cleopatra, toujours en suspens (serait-ce pour des raisons politiques ? – N’entrons pas dans ce sujet) ; Elle conserve un charisme exemplaire, vole presque la vedette dans son allure un peu camp que certains apprécieront et est affublée de parures magnifiques. Mais chanter n’est pas son truc ;

| Côté les Sept nains, rien à dire. Tous parfaits comme si le temps s’était arrêté, particulièrement et le jeune, aussi propret, est d’une tendresse infinie. Même si le côté technique pour les rendre vivants est discutable, selon qui se pose la question ;

| La mise en scène de Marc Webb (du moyen The Amazing Spider-Man / L’extraordinaire Spider-Man) tente du mieux qu’il peut, créant quelques petites idées narratives que vous découvrirez si le cœur vous en dit.

[ ÉC ]
Cote : ★★ ½

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Marc Webb

Scénario : Erin Cressida Wilson; d’après le conte des Frères Grimm. Direction photo : Mandy Walker. Montage : Mark Sanger. Musique : Jeff Morrow, Bnji Pasek, Justin Paul.

Genre(s)
Conte
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 49 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Blanche-Neige

Marc Webb

Dist. [ Contact ] @
Walt Disney Studios Motion Pictures
[ The Walt Disney Company ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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