Flashwood

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 07 août 2020

SUCCINCTEMENT
Cinq adolescents grandissent ensemble dans un quartier. Au fil des années, ils se retrouvent devant des dilemmes cruciaux qui vont déterminer la suite de leur vie et le choix de leur carrière.

BRÈVE.

texte
Luc Chaput

★★ ½

Moments de la vie de banlieue

Par un beau jour d’été, des employés d’une entreprise de jardinage devisent sur le gazon de la propriété dont ils doivent s’occuper ce jour-là. La discussion s’envenime après des piques sur la vie sexuelle d’un de ces jeunes adultes. La caméra de Steve Asselin ou Louka Boutin, proche des interprètes, leur laisse libre cours à ces improvisations sur un thème connu qui signale une fracture imminente entre des amis d’enfance.

Dans un décor habituel de banlieue avec ces places, ces plates artères commerciales et ces rues plus pourvues d’arbres et autres espaces verts, le réalisateur Jean Carl Boucher plante son sujet à Boisbriand et s’amuse à la rendre plus visible car maintenant aussi connue sous son surnom décalé de Flashwood.  Projet d’un jeune acteur cinéphile louangé pour son travail dans la trilogie autobiographique de Ricardo Trogi, le film devient la chronique minimaliste et espacée dans le temps de certains adolescents devenus pour la plupart de adultes plus ou moins responsables.

Le scénario de Boucher et le montage par Charles Grenier de ces séquences tournées en trois époques laissent hors-champ de grands moments du récit.

Même s’il participe du mouvement du cinéma indépendant américain appelé mumblecore (centre murmurant), ce long métrage se signale par une bande-son portant des dialogues parfaitement audibles articulés par des jeunes acteurs propulsés par leurs amitiés dans une entreprise où ils donnent des portraits  distinctifs de jeunes déjà désabusés ou ne s’impliquant plus. Parmi ceux-ci, il faut signaler le travail de Pierre-Luc Funk, Maxime Desjardins-Tremblay et Simon Pigeon.

Le scénario de Boucher et le montage par Charles Grenier de ces séquences tournées en trois époques laissent hors-champ de grands moments du récit. Le spectateur laissé en plan ne peut approuver ou non les réactions de certains des protagonistes car il manque d’éléments pertinents. Il en résulte donc un goût d’inachevé à ce premier essai.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Jean-Carl Boucher

Genre(s)
Chronique

Origine(s)
Canada [ Québec ]

Année : 2020 – Durée : 1 h 31 min

Langue(s)
V.o. : français

Flashwood

Dist. @
Entract Films

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

En salle(s) @
Cinéma Beaubien
Cineplex

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Hockey 24

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 07 août 2020

SUCCINCTEMENT
Filmé en une seule journée. Le 17 novembre 2019, des Canadiens se joignent à des cinéastes de renom pour filmer « une journée de hockey » dans leur communauté, sur la patinoire et à l’extérieur.

SANS
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kyle Scotland

Jason Sweeney

Genre(s)
Documentaire sportif

Origine(s)
Canada

Année : 2020 – Durée : 1 h 30 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Hockey 24 : Un film du Canada
Hockey 24: A Film by Canada

Dist. @
Equinoxe Films

Classement
Tous publics

En salle(s) @
[ Cinémas Guzzo ]

 

Peninsula

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 07 août 2020

SUCCINCTEMENT
Quatre ans après « Dernier train pour Busan », il ne reste que des zombies dans la péninsule. Un groupe de soldats forcés d’y retourner découvrent que des survivants non contaminés se sont regroupés dans une bande bien plus dangereuse.

CRITIQUE.

texte
Luc Chaput

★★ ½

Dans une Incheon dévastée, l’adolescente Joon, automobiliste confirmée, sauve d‘une mort certaine Jung-seok, un ancien officier de l’armée sud-coréenne devenu mercenaire employé pour sortir de ce lieu catastrophique une importante somme d‘argent.

Le sud-coréen Yeon Sang-ho s’était fait connaître par plusieurs films d’animation avec des thèmes sérieux tel The King of Pigs (Dwae-ji-ui wang, 2011) traitant de manière crue d’intimidation. En 2016, il sort deux longs métrages Train to Busan (Busanhaeng) où des zombies réussissent à  s’introduire dans un train à   grande vitesse se rendant de Séoul à Busan. À la même époque, Seoul Station (Seoulyeok) montre en dessins animés l’éclosion de cette épidémie de zombies dans cette gare centrale où se retrouvent plusieurs strates de la société et où un père cherche sa fille disparue.

Mourir au loin pour un trésor

L’officier mercenaire, devenu un paria à Hong Kong où les Sud-Coréens sont mal traités même par les triades qui les utilisent, accepte donc cette virée aux allures suicidaires. Le lien scénaristique avec l’époque de Train… est construit dans les premières minutes au moyen d’un voyage en bateau et par une entrevue télévisée qui semble volontairement plaquée dans le récit.

L’action se déplace très rapidement à Incheon et le scénario de Park Joo-Suk et Yeon conjugue le film d’action d’extraction de trésor en rajoutant aux adversaires habituels une couche monumentale de zombies qui semblent n’avoir qu’une intelligence de groupe et peu de signes distinctifs en plus de leur pâleur cadavérique, de leurs yeux exorbités et de leur propension à mordre à belles dents leurs semblables encore vivants. Les scènes de nuit semblent avoir été filmées en partie en nuit américaine et les effets spéciaux ne sont pas toujours au niveau attendu dans une production de ce type.

Le réalisateur et son équipe d’assistants et de cascadeurs réussissent pourtant à rendre presque captivantes la plupart des poursuites et des combats de ce long et tempétueux périple dans un enfer urbain aux relents de Mad Max. Yeon sauve presque la mise par ses interactions entre plusieurs protagonistes et en montrant la mort d’individus comme un chose non banale.  La présence annoncée de ce Peninsula à Cannes, en projection de minuit peut-on supputer, semble exagérée étant la différence de niveau avec Train… qui avait  déjà eu droit à ces égards.

Le réalisateur et son équipe d’assistants et de cascadeurs réussissent pourtant à rendre presque captivantes la plupart des poursuites et des combats de ce long et tempétueux périple dans un enfer urbain aux relents de Mad Max.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Yeon Song-ho

Genre(s)
Épouvante
Horreur

Origine(s)
Corée du Sud

Année : 2020 – Durée : 1 h 54 min

Langue(s)
V.o. : coréen ; s.-t.a.

Train to Busan 2
Bándô

Dist. @
A-Z Films

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Horreur / Violence ]

En salle(s) @
Cineplex

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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