15 Years

P R I M E U R
Numérique
[ Regard LGBT ]

SUCCINCTEMENT
Yoav, la quarantaine, est hanté par les démons du passé lorsque sa meilleure amie lui annonce être enceinte, en tant que mère porteuse. Dan, l’amant de Yoav, est, quant à lui, séduit par l’idée d’avoir des enfants.

CRITIQUE.
[ Sphères LGBT ]

texte
Élie Castiel

★★★ ½

Avec son court sujet Soil (2005), tourné aux États-Unis avec des comédiens locaux,  l’israélien Yuval Hadadi laissait présager une carrière en terre d’Amérique, aspiration de tous ces nombreux réalisateurs étrangers rêvant de cinéma là où il s’en fait le plus en Occident. Silence public pendant quelques années et un retour inattendu au bercail pour signer un premier long métrage marqué du sceau LGBT. Non pas une première dans la cinématographie israélienne, mais à en voir le résultat, un projet intime, une proposition qui, plus que tout, souligne le constat selon lequel en Israël, l’homosexualité ne peut être vécue ouvertement qu’en répondant à quelques conditions : vivre à Tel Aviv dans un quartier chic, avoir un appartement huppé, un (très) bon boulot, être entouré d’amis sincères qui nous apprécient, de préférence dans les milieux artistique et intellectuel et surtout, avoir une vision moderne et pourquoi pas, avant-gardiste, du reste du monde.

Les désaccords du désir

Les objectifs sont atteints par Yoav (charismatique Oded Leopold) et Dan (émouvant Udi Persi), ou du moins si l’on se fie aux apparences. Leur meilleure amie (tout gai qui se respecte dans ce milieu nanti se doit d’avoir des amies) leur annonce qu’elle est enceinte, en tant que mère porteuse. Tout semble croire que Yoav est le donneur de sperme. D’où une situation dramatique que nous préférons ne pas vous dévoiler d’office.Suite

Le Coronavirus : une vérité mythique

TRIBUNE LIBRE.

texte
Michel Arouimi

Comme un film d’anticipation

Il y a trois ans à peine, certains films sortis en 2017 : The Girl with All the Gifts, de Colm McCarthy, ou It Comes at Night, de Trey Edward Shults, ou encore l’éblouissant film de zombies signé par Colin Miniha, It Stains the Sands Red [ou Bloody Sand, 2016], ces films méritent bien d’être définis comme des films « d’anticipation ». Beaucoup de spectateurs les ont vus, mais nul de signale aujourd’hui la valeur prémonitoire des scénarii (étudiés par moi-même dans un ouvrage, Déconstruire au cinéma : chapitres « Une pandémie sacralisée », p. 51-86, et « L’ennemi qui nous désire », p. 87-102). Il est vrai que la leçon de ces films concerne aussi l’absence de distance critique, si répandue, à laquelle nous condamnent le ou les systèmes qui limitent notre liberté. Quoi qu’il en soit, il est surtout question dans ces films de pandémies, fatales à la vie sociale, et dont les responsables, ou simplement les agents-vecteurs, sont de jeunes enfants ; pas seulement dans les deux premiers films ; dans It Stains the Sand Red, le zombie érotisé partage maints traits communs avec le très jeune fils de l’héroïne.Suite

Films et téléséries à éviter cette semaine

 

PRÉAMBULE*
En raison de la date de publication de cet article, certains films pourraient ne plus être à l’affiche. Si le cœur et l’esprit vous en disent, veuillez consulter les différentes chaînes pour savoir si quelques-uns repassent. Le titre entre parenthèses [ ] a été ajouté par le rédacteur en chef.
La rédaction

TRIBUNE LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

Suite

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