Nos distributeurs dans le collimateur

TRIBUNE LIBRE.

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Sylvio Le Blanc

L’année dernière, les Québécois pouvaient voir sur grand écran le film Unplanned1, un film anti-avortement, anti-choix et anti-femme. Voici le résumé et l’avis de Mediafilm : « – Après avoir œuvré pendant huit ans dans un organisme dédié au contrôle des naissances, une femme est témoin d’un événement qui la fait passer dans le camp des pro-vie. – Film de propagande fascisant. Scénario d’une rare démagogie. Mise en scène grossièrement manipulatrice. Interprétation caricaturale. »2Suite

Le public préfère le doublage au sous-titrage

TRIBUNE LIBRE.

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Sylvio Le Blanc

Après avoir reçu le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère pour Parasite, le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho déclarait : « Quand vous aurez surmonté la barrière des deux centimètres de sous-titres, vous découvrirez des films étonnants. »1

N’ayant aucune attirance particulière pour le coréen, j’ai préféré voir ce film doublé en français de France et j’ai été ravi. Le grand public n’aime pas les sous-titres, qui le détournent de l’essentiel, à savoir l’image, avec tout ce qu’elle renferme (le jeu multiple des comédiens, les mouvements de caméra, la palette des couleurs, les décors, etc…). Des sous-titres qui appauvrissent aussi le texte (qui n’est jamais pleinement rendu par ceux-là) et qui, pour finir, balafrent l’image.

La cinéaste italienne Lina Wertmüller l’a dit autrement à Los Angeles : « Je crois totalement au doublage. Les sous-titres ont un effet désastreux sur un film. Au lieu de vivre un film à travers les images, on est constamment interrompu par la lecture des sous-titres et on passe son temps à baisser et lever la tête, on perd tout le rythme de l’image. Naturellement, il y a des oreilles raffinées qui veulent entendre les voix originales des comédiens. Je comprends cela. Cependant, il ne faut jamais oublier que le cinéma est un art populaire, pour les masses. Je trouve très important que les gens puissent avoir accès à ces films grâce à un doublage. Le public américain perd beaucoup à ne pas être exposé à d’autres films. »2

La cage aux folles

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Nos distributeurs ont peur

TRIBUNE LIBRE.

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Sylvio Le Blanc

J’accuse de Roman Polanski

A Rainy Day in New York de Woody Allen

Le dernier film de Woody Allen, A Rainy Day in New York (Un jour de pluie à New York)1, est sorti en France2, mais pas au Québec3. Idem pour le dernier film de Roman Polanski, J’accuse4, un distributeur assez courageux pour affronter la meute étant impossible à trouver5. Pourtant, tous ceux qui ont vu ce film sur l’affaire Dreyfus6 en disent le plus grand bien.

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