Dalloway
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 05 décembre 2025
Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu…
ANGLE
| CRITIQUE |
★★ ½
Élie Castiel
On aurait aimé être convaincu du bien-fondé de cette proposition soutenue par l’auteur de Boîte noire, film plus ambitieux. Cette virée dans le territoire IA nous paraît un peu trop alambiqué et d’autant plus complexe qu’elle a lieu pendant la pandémie.
Huis clos
existentiel
sous contrôle IA
L’enfermement d’une romancière, Clarissa Katsef, qui éprouve des difficultés à écrire depuis le suicide de son fils, se transforme à un moment en véritable huis clos quasi embryonnaire ; notamment lorsque Dalloway, l’IA baptisée ainsi par les autorités d’une résidence contrôlée par cette nouvelle intelligence, prend le contrôle de la résidente, lui imposant ses propres règles.
On soulignera que Mylène Farmer, célèbre dans la chanson française, prête sa voix à l’IA, soulevant ainsi le côté manipulateur tant par le rythme emprunté, la cadence du phrasé qu’également un ton parfois candidement autoritaire.

Une confiance qui se dégrade.
Si Katsef tente de pallier la situation par des procédés humains, les seules qu’elle peut manipuler à sa guise, l’IA, elle, est contrôlé dans un certain sens par des forces extérieures. Les dirigeants de la résidence, dont la grande directrice, Anne Dewinter, admirablement campée par une Anna Mouglalis, d’une force inhabituelle, mais qu’on voit peu à l’écran ces derniers temps, exige probablement ses changements apportés dans la chambre de Katsef, désormais en liberté surveillée depuis que Dalloway fait des siennes.
La finale du film, aussi inattendue que furtive parce que réduite à un plan aussi clinique que chirurgicale dans son contenu, nous laisse avec cette montée de tension, certes très provisoire, mais qui laisse tout de même un sentiment d’impuissance.
Et pourtant, la romancière comptait justement sur l’IA pour lui donner plus confiance en elle et aviver sa passion pour l’écriture. Mais entre elle et la machine incontrôlable, une sorte de luttte acharnée au cours de laquelle l’instrument l’oblige à affronter ses propres démons, faisant de ce Dalloway un drame existentiellement éprouvant qui, malgré les bonnes intentions, semble parfois préfabriqué.
Nul doute que les films sur l’IA feront légende dans les années à venir, suscitant sans doute notre attention puisque ce nouveau rapport au monde et à soi fait déjà partie de notre vie, du moins à très légères doses. Reste à savoir si, d’un point de vue du cinéma, on sera capable d’identifier le vrai du faux.
La finale du film, aussi inattendue que furtive parce que réduite à un plan aussi clinique que chirurgicale dans son contenu, nous laisse avec cette montée de tension, certes très provisoire, mais qui laisse tout de même un sentiment d’impuissance.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Yann Gozlan
Scénario : Yann Gozlan, Nicolas Bouvet-Levrard, Tania De Rosnay. Direction photo : Manuel Dacosse. Montage : Valentin Féron. Musique : Philippe Rombi.
Genre(s)
Suspense d’anticipation
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 50 min
Langue(s)
V.o. : français
Dallloway

Yann Gozlan
Crédit : Nicolas Velter
Dist.
Immina Films
Contact / Prod.
[ Gaumont ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
