La mort n’existe pas
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 26 septembre 2025
Une action de militants écologiques entraîne des conséquences bouleversantes.
ANGLE
CRITIQUE
Luc Chaput
★★★ ½
Rien ne se perd,
rien ne se crée

L’eau, le fleuve même était l’épine dorsale des précédents longs métrages de Félix Dufour-Laperrière, que ce soit le documentaire Transatlantique, le bien-nommé Archipel et même Ville Neuve, situé en Gaspésie. C’est dans une région québécoise montagneuse qu’un groupe de militants écologiques amorcent une action d’éclat, remplaçant banderoles et blocages d’accès à des sites, par une attaque contre une propriété au manoir et serre ostentatoires dans laquelle la beauté figée de la statuaire s’inscrit dans des arrangements floraux. L’affaire tourne mal et Hélène prend la clé des champs, hantée par la voix et la présence fantomatique de Manon.
L’animation, sous la direction du cinéaste, inclut ainsi des formes qui prennent la couleur des lieux, intégrant au fil des plans rêves et réalités, souvenirs et souhaits dans cette fuite en avant. Hélène y rencontre au détour d’un sentier une petite fille qui pourrait être elle-même jeune. Manon et Hélène auxquelles Karelle Tremblay et Zeneb Blanchet apportent toutes les modulations vocales nécessaires, sur un plateau, voient ainsi les soubresauts et tremblements de la nature qui se révolte contre l’emprise humaine.

Les yeux grands fermés.
Des loups, aperçus courant dans Archipel, deviennent ici des protagonistes de l’intrigue, à la fois incarnations des poursuivants de la fuyarde mais aussi vaquant à leurs occupations quotidiennes dont Hélène, en un moment étonnant, souhaite en renverser au moins une issue. Ces loups prennent ainsi une scintillante couleur dorée ou se fondent dans des verts sombres s’alliant aux arbustes, vignes sauvages et arbres pour engloutir asphalte et centre d’achat.
Œuvre flamboyante dans sa forme et conte philosophique sur les tiraillements entre individu et groupe dans notre société hyperconnectée, cette post-production canado-française apporte une autre pierre de taille au filon de courts et de longs métrages d’animation qui, au moins depuis Miyazaki, illustrent foncièrement que l’humain fait partie de la nature.
Le scénario du cinéaste reprend la forme d’un escargot redonnant à la survivante la possibilité de reprendre l’action et, comme dans un jeu vidéo, d’entrer dans le domaine ennemi à la recherche surtout d’un compagnon, de recroiser dans un plus long regard la châtelaine et de changer le cours des choses. Œuvre flamboyante dans sa forme et conte philosophique sur les tiraillements entre individu et groupe dans notre société hyperconnectée, cette post-production canado-française apporte une autre pierre de taille au filon de courts et de longs métrages d’animation qui, au moins depuis Miyazaki, illustrent foncièrement que l’humain fait partie de la nature.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Félix Dufour-Laperrière
Scénario : Félix Dufour Laperrière. Son : Olivier Calvert, Samuel Gagnon-Thibodeau. Montage : Félix Dufour-Laperrière. Musique : Jean L’Appeau.
Genre(s)
Animation
Origine(s)
France / Canada
Année : 2025 – Durée : 1 h 32 min
Langue(s)
V.o. : français; s.-t.a.
Death Doesn’t Exist

Félix Dufour-Laperrière
Distributeur @
Maison 4 :3
Contact @
[ Embuscade Films ]
Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Musée
Cinémathèque québécoise
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
