La réparation
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 18 juillet 2025
Quelques heures avant l’attribution de sa 3e étoile, le célèbre chef Paskal Jankovski disparaît avec son second lors d’une partie de chasse. À 20 ans, sa fille Clara se retrouve seule aux commandes du restaurant. Deux ans plus tard, elle reçoit une mystérieuse invitation pour Taïwan.
CRITIQUE
texte
Élie Castiel
★★★
Le fantôme
du Chef
Le titre de notre article aurait très bien pu être celui du film tant il renferme des significations liées à l’engrenage d’où les personnages principaux tentent de s’extirper.
Régis Wargnier, absent des écrans depuis une dizaine d’années, son précédent, l’inédit Le temps des aveux, datant de 2014, voit sa nouvelle réalisation osciller selon les caprices d’un scénario où la collaboration de Manon Feuvray (première intervention dans le long) et Thomas Bidegain, en général, compétent (Emilia Perez) semble lui avoir causé quelques légers désagréments – en fait, cela dépend de notre perception du film : des personnages qu’on présente et disparaissent comme par enchantement, parfois même inutiles, décalage entre ce qu’il s’est vraiment passé et la perception qu’on a de la question, on ajoutera la relation entre le père (comme d’habitude, Clovis Cornillac donnant le tout pour le tout, mais moins bavard ici, si ce n’est que pour revendiquer sa position à haute voix) et sa fille Clara (l’impeccable franco-argentine Julia Nunez, de la mini-série Bardot). Ici, F.C. est fort versatile, point central d’un récit tiré apparemment d’un histoire vraie, mais qui ne se définit pas totalement dans son adaptation cinématographique.

Un rapport père/fille sous le signe de la transmission.
C’est donc un problème de scénario que Wargnier aurait pu écrire lui-même, évitant pour ainsi dire les problèmes de parcours. En tant que « film », La réparation s’avère juste, la réalisation mettant tout de son côté pour ajuster le tir, dans la direction d’acteurs, la disposition du travail dans la direction photo – peut-être un peu moins dans le montage qui occasionne des petits désagréments. Résultat : un peu trop de « aurait pu ».
Film de genres (au pluriel) tentant de se mettre d’accord pour aboutir à quelque chose de plausible, mais en même temps là où les auteurs (du réalisateur au monteur et autres) ne semblent pas toujours s’entendre. Drame familial, suspense, histoire d’amour, conflit générationnel (un peu quand même), un passage dans un Orient occidentalisé même si offrant un goût de tradition, et tous ces petits et grands trucs qui facilitent la nécessaire désorientation et du même temps, prônent une entente entre les peuples.
Le titre de notre article aurait très bien pu être celui du film tant il renferme des significations liées à l’engrenage d’où les personnages principaux tentent de s’extirper.
Et à l’instar du dicton « la musique adoucit les mœurs », on pourrait très bien ajouter que c’est aussi le cas de la gastronomie. Nous aurions pu ajouter quelque chose d’autre, mais ce n’est l’endroit ici de le faire.
En attendant un nouveau film, de préférence pas trop tardif, espérant que Wargnier renouera avec ses premiers essais concluants.
NB : À noter qu’une bonne partie du film, parlée en taïwanais, n’est pas sous-titrée. Erreur du lien reçu du distributeur ou décidé ainsi par la production ?
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Régis Wargnier
Scénario : Régis Wargnier; avec la collaboration de Manon Feuvray et Thomas Bidegain. Direction photo : Renaud Chassaing. Montage : Benjamin Favreul. Musique : Romano Musumarra.
Genre(s)
Drame
Origine(s)
France / Taïwan
Année : 2025 – Durée : 1 h 46 min
Langue(s)
V.o. : français
La réparation
Mí Yàn

Régis Wargnier
Dist. [ Contact ] @
Les Films Opale
[ Cinéfrance International ]
Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
