Le Point |.| 01
du Ven 02 au Jeu 08 jan 2026

L’offre

et

la demande

 

Quelles seront les tendances 2026 dans le domaine du cinéma, et plus particulièrement les films qui sortiront en salle à Montréal ? Côté numérique, la donne est si copieuse, qu’on ne se pose même pas la question. C’est un autre monde, celui du streaming.

Les manifestations cinématographiques, trop présentes à mon goût, n’en demeure pas des moments cruciaux des saisons cinématographiques, pour de nombreuses raisons que nous avons déjà évoquées dans certaines de nos couvertures d’évènements.

Quoi qu’il en soit, en ce qui nous concerne, nous avons constaté que les distributeurs et exploitants visent de plus en plus sur les films qui ont attiré des ventes au-delà de satisfaisantes aux guichets. Entre l’offre et la demande, l’adéquation se précise de plus en plus, ne laissant presque jamais la chance aux mauvais coureurs, malgré des critiques souvent dithyrambiques portées sur certains films.

Quelle est donc la place du critique de cinéma ? Il n’est plus celui à l’ancienne, de cet âge d’or que constituaient les années 1970 et sans doute 80 et 90. Un métier, une profession qui ne peut plus se suffire à elle-même.

Aujourd’hui, tous se veulent « critique » nonobstant la qualité du discours, le niveau d’écriture et autres facteurs. Cette nouvelle tendance issue sans doute d’un populisme qui n’est pas prêt de s’éteindre et favorise le n’importe quoi comme par esprit de vengeance contre une dite « élite » se répand comme une traînée de poudre, pas prête à s’éteindre de sitôt.

Il faudra donc compter sur les films issus de festivals ou d’achats par ces distributeurs qui résistent et sont prêts à risquer leurs choix, car, pour eux, le cinéma continue à être un « art » et non uniquement une valeur marchande axée principalement sur le profit immédiat. Soyons positifs et accueillant l’année avec de bonnes dispositions en tête.

Nous avons évoqué dans certains de nos Point |.| que le cinéma de genre sera largement favorisé en 2026, notamment dans le domaine de l’épouvante et de la violence. Rien de nouveau dans ce chapitre.

Il faudra donc compter sur les films issus de festivals ou d’achats par ces distributeurs qui résistent et sont prêts à risquer leurs choix, car, pour eux, le cinéma continue à être un « art » et non uniquement une valeur marchande axée principalement sur le profit immédiat. Soyons positifs et accueillant l’année avec de bonnes dispositions en tête.

Élie Castiel
Rédacteur en chef