Le Point |.| 39
du Ven 26 sept au Jeu 03 oct 2025
Enfants et ados
… le retour
Sauf dans le cas des blockbusters, ils avaient délaissé les salles de cinéma depuis longtemps, privilégiant les autres formes de diffusion, cellulaires, Youtube, Streaming et autres. Les ados dans ce cas-ci, non seulement ceux et celles de 13 à 19 ans, mais dans le contexte social des dernières décennies, incluant les 20 à 30 ans, celles et surtout ceux qui ont conservé cette attitude de blanc-bec, ou dans le meilleur des cas, font semblant.

Ces derniers temps, on observe un retour dans les salles chez ce groupe d’âge, notamment pour les films de genre, et en particulier ceux d’épouvante. La sensation que procure une salle pleine de jeunes à qui on peut s’identifier est un phénomène difficile à expliquer, du moins si on se donne la peine de se poser la question. Qu’importe, le délire, la sensation de terreur comme catharsis à nos peurs, nos angoisses et notre invulnérabilité en sont pour quelque chose. Dans une salle obscure, entouré de spectateurs, le péril ne réside que sur la toile blanche. Un écran, la plupart du temps en CinémaScope et technicolor qui prend le soin de nourrir le public avec ce qu’il demande le plus : vaincre la peur malgré tout.
Si la tendance se maintient, les salles commerciales devraient s’en réjouir. Les films, eux, définissent ce nouvel engouement et c’est dans cet esprit que les bandes-annonces que nous voyons dernièrement invitent le genre « horreur » de plus en plus. L’année 2025 a commencé ainsi et elle continue de plus belle. Voyons ce que les films des fêtes nous réservent.
Toujours est-il que pour que le critique soit en mesure d’observer cette tendance, il est fortement conseillé qu’il assiste à une représentation publique ; et qu’en plus de voir le film, il jette de temps en temps des coups d’œil discrets un peu partout.
Si la tendance se maintient, les salles commerciales devraient s’en réjouir. Les films, eux, définissent ce nouvel engouement et c’est dans cet esprit que les bandes-annonces que nous voyons dernièrement invitent le genre « horreur » de plus en plus. L’année 2025 a commencé ainsi et elle continue de plus belle. Voyons ce que les films des fêtes nous réservent.
Un autre genre, bien sûr, l’animation – un genre dû sans doute à une certaine infantilisation de la société qui trouve là comme un exutoire contre la noirceur politique et sociale du monde que nous vivons. Mais une joie certaine pour le public enfant. À suivre assidûment.
Élie Castiel
Rédacteur en chef
