Les enfants vont bien

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un soir d’été, Suzanne, accompagnée de ses deux jeunes enfants, rend une visite impromptue à sa sœur Jeanne. Celle-ci est prise au dépourvu. Non seulement elles ne se sont pas vues depuis plusieurs mois mais surtout Suzanne semble comme absente à elle-même. Au réveil, Jeanne découvre sidérée le mot laissé par sa sœur.

 

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revoir

les

enfants

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★

 

Il est jeune et séduit par le thème de la composition familiale, mais essentiellement selon un angle féminin. Après Toni (2023), où Camille Cautin jouait le rôle d’une mère de famille qui élevait seule ses cinq enfants, le rôle est ici inversé. Vous verrez comment.

Un nouveau film pour ce cinéaste que l’on pourrait considérer déjà comme interventionniste, aujourd’hui 27 ans, c’est jeune, et pour qui le cinéma n’est ni plus ni moins une représentation de la vie.

En fait, si l’on observe bien dans cet intéressant Les enfants vont bien, qui peut aussi la sublimer même dans ses moments les plus intenses.

La réalisation, comme prise par un mouvement circulaire, permet à ces enfants délaissés par une mère qui a décidé de partir, non pas de sentir le poids de l’abandon, mais de s’habituer à ce soudain changement familial comme si au fond, rien n’avait changé.

D’abord… les enfants.

Ce qui nous paraît, à nous spectateurs, c’est que nous admettons ce parti pris de la part d’Ambrosioni, dû, justement, par la pudeur qu’il accorde au traitement, tout en retenue, évitant les épisodes larmoyants, non pas pour éviter le pathos, mais au contraire le provoquer sans insistance, lui octroyant les enjeux que cet ensemble d’émotions peut provoquer selon les circonstances.

Finalement, une mère de substitution que revêt ici Camille Cottin avec tous les aléas que lui inflige ce nouveau rôle. C’est une question de bataille quotidienne qui est d’autant plus affectée par le comportement des enfants pris en charge, totalement intégrés à cette nouvelle réalité.

C’est loin d’être parfait – Ambrosioni a bien le temps de peaufiner – mais un nouveau souffle s’impose dans le cinéma hexagonal.

À partir d’un genre cinématographique aux codes pour le moins convenus, Nathan Ambrosioni, jeune acteur dans deux de ses longs, Hostile (2014) et Therapy (2016) invente son propre cinéma et plus que tout se permet de signer des films considérés comme grand public, mais à façon, c’est-à-dire, inhabituelle.

C’est loin d’être parfait – Ambrosioni a bien le temps de peaufiner – mais un nouveau souffle s’impose dans le cinéma hexagonal.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nathan Ambrosioni

Scénario : Nathan Ambrosioni. Direction photo : Victor Seguin. Montage : Nathan Ambrosioni. Musique : Alexandre de La Baume.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 51 min
Langue(s)
V.o. : français
Les enfants vont bien

Antoine Ambrosioni

Dist.
TVA Films
Contact & Prod.
[ Chi-Fou-Mi ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]