L’homme qui rétrécit

 

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 05 décembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Nous sommes projetés dans le sillage de Paul qui, au cours d’une sortie en mer, il se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique inexpliqué. Dès lors…

 

ANGLE
| CRITIQUE |

★★★

Élie Castiel

 

Un homme

tranquille tout

petit, petit

Jadis, le film de Jack Arnold The Incredible Shrinking Man / L’homme qui rétrécit (1957) nous avait conquis, d’une part par sa durée, 81 minutes, ne servant qu’à illustrer l’essentiel de ce film de genre entre l’horreur dans le quotidien et la science-fiction.

Le réalisateur, entre autres, de Coco Chanel, reprend les mêmes tracés que celui du Arnold, mais contrairement à ce dernier qui se contente des effets spéciaux, pour l’époque, bien constitués, Jan Kounen, lui, invente adroitement une mise en scène où le psychologique l’emporte sur les effets visuels, tout de même bien construits ; nous sommes devant une sorte de Robinson Crusoé, ici Paul, qui se retrouve en territoire connu, mais rétréci pour la circonstance, et sans son Vendredi.

Entre le mal qui l’atteint dû à une interférence d’un étrange vortex qu’il aperçoit alors qu’il est en mer et le monde qui désormais l’habite, une sorte de correspondance qui permet à Jean Dujardin, plutôt atypique dans ce genre d’exercice, de se dépasser ; conscient de la plupart de ses rôles antérieures, il joue admirablement bien la carte de la différence, épiant chaque scène, chaque plan, s’engageant face à la caméra comme si du coup, chaqueseconde comptait.

Une sorte de retour aux origines.

Si le Arnold était magnifiquement mécanique, le Kounen joue dans le côté intérieur du personnage, s’immisçant dans son privé, son for intérieur comme s’il fallait en faire dégager ses côtés les plus intimes.

L’homme qui rétrécit n’est pas une œuvre ambitieuse, loin de là, puisque d’une part, le cinéma hexagonale n’est pas habitué à ce genre d’exercice, et que hormis une très faible quantité de réalisateurs qui s’y sont aventuré, ces derniers n’ont simplement pas continué.

Jan Kounen se permet aussi une valeur sure du coté de la bande-sonore, la présence au pupitre d’Alexandre Desplat, complice de tant de cinéastes de renom, en France comme à l’étranger, dons les envolées lyriques font ici état de soutien dramatique.

Demeure alors la présence de Dujardin, entre le sourire moqueur, la gravité du visage dans les moments les plus dramatiques, et puis ce côté va-t-en-guerre qui lui sied parfaitement.

Jan Kounen se permet aussi une valeur sure du coté de la bande-sonore, la présence au pupitre d’Alexandre Desplat, complice de tant de cinéastes de renom, en France comme à l’étranger, dons les envolées lyriques font ici état de soutien dramatique.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Jan Kounen

Scénario : Jan Kounen, Christophe Deslandes; d’après le roman de Richard Matheson, The Shrinking Man. Direction photo : Christophe Nuyens. Montage : Anie Danché. Musique : Alexandre Desplats.

Genre(s)
Fable
Origine(s)
Belgique / France
Année : 2025 – Durée : 1 h 39 min
Langue(s)
V.o. : français
L’homme qui rétrécit

Jan Kounen

Dist.
V V S Films
Contact / Prod.
[ Pitchipoï ]

Diffusion 

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]