Le Point |.| 27
du Ven 4 au Jeu 10 juillet 2025
Possibles enjeux d’une certaine
sacralisation de la violence
Dans les réseaux sociaux, dans certaines chaînes de télévision, la violence chez les jeunes, souvent ceux de moins de 16 ans, est fréquemment rapportée, faisant état d’inquiétude sur plusieurs fronts : responsabilité des parents, bien sûr, mais plus que tout, néanmoins, le nombre de jeux vidéo portant sur la violence et l’agression – comme on s’y attend, proche des jeunes de sexe masculin. Ce n’est pas nouveau, mais quand même.
Causes possibles de cet état inquiétant : en Amérique du Nord, les États-Unis en tête, une progression du culte de la virilité depuis l’émergence accrue des communautés populistes, aujourd’hui présentes partout en Occident, mouvement #MeToo qui semble s’être effrité et quoi d’autres.

L’arme de poing, un simple outil visant à rendre l’agression plus discrète.
Un sujet demeure toutefois tabou : la violence au grand écran, devenue depuis des décennies, pour certains historiens ou essayistes du cinéma, ces nouveaux messagers de la liberté d’expression, une violence esthétique, formelle, quasi glorifiée au nom de l’autonomie créatrice.
Mais peut-être bien que tout cela est, après tout, une affaire économique, un moyen pas si détourné pour ramener plus de spectateurs aux salles obscures. Là encore, ce n’est pas nouveau.
Le problème réside justement dans la sacralisation de la violence devenue comme faisant partie de la culture dominante de masse, le plus souvent, sans mauvaises intentions, bien que les troubles psychologiques sont fréqemment évoqués.
L’humain, dans toute sa complexité, aimerait voir ces images, non pas pour imiter les auteurs d’actes de violence, mais dans la presque totalité des cas, voyant ces actes d’agression comme un exutoire devant les injustices, les abus, les querelles quotidiennes que chaque individu expérimente dans sa vie.
En conclusion, est-ce possible d’isoler la violence des images en mouvement de leur contexte social ?. Dans ce dernier cas, fait-il partie de quelques cas isolés que quelques médias amplifient. Un débat qui ne cessera jamais d’être d’actualité.
En fait, le problème a été lancé à quelques reprises, mais jamais vraiment abordé avec trop de sérieux, chaque partie des dynamiques sociales prêchant pour sa paroisse. D’une part, les économistes qui cherchent à se faire de l’argent ; de l’autre, les personnes concernées (parents, éducateurs) qui ne voient pas de lumière au bout du tunnel.
Face à l’économie d’un marché de plus en plus compétitif, les enjeux sociaux ont peu de chances de s’en sortir. Mais peut-être bien que certaines règles pourraient s’appliquer, tout en sachant qu’elles ne réussiraient pas à s’imposer.
Comme l’âge requis pour assister, en salle, à certains films. Sujet que nous aborderons dans une prochaine Mise au point puisqu’il n’a jamais été traité au Québec, du moins à ma connaissance, par manque d’intérêt sans doute ou encore par crainte de se voir taxer de passéiste et/ou de ne pas voir la réalité en face.
En conclusion, est-ce possible d’isoler la violence des images en mouvement de leur contexte social ?. Dans ce dernier cas, fait-il partie de cas isolés que quelques médias amplifient. Un débat qui ne cessera jamais d’être d’actualité.
Élie Castiel
Rédacteur en chef
