Le Point |.| 29
du Ven 18 au Jeu 24 juillet 2025
Ce fameux « Classement des films
par catégories de spectateurs »
Au Québec, jusqu’au milieu des années 1960 environ, les films présentés en salle faisaient l’objet d’une interdiction aux moins de 16 ans uniquement, sauf pour les quelques productions destinées aux enfants, pas trop nombreuses. Avec la création du Bureau de surveillance du cinéma, suivi de la Régie du cinéma, jusqu’à nos jours, simplement Répertoire des films classés, toutes ces appellations et décisions relèvent du Ministère de la Culture et des Communications.
Les classements GÉNÉRAL (ou pour Tout public), 13+, 16+ et 18+ ont habitué les spectateurs à voir ces distinctions sans y faire trop attention. Peut-être un peu dans le cas du 16+, et surtout du 18+. La violence, la sexualité et autres sujets controversés sont mis en cause pour arriver à de tels ou tels classements. En fait, est-ce bien le cas ?
Le Québec, terre de tolérance dans plusieurs aspects de la vie culturelle et sociale, n’imite pas les autres provinces, elles, plus sévères à classer un film. Ou est-ce surtout une question de marketing pour accroître le nombre de spectateurs en salle ?
Dans un sens, à ce sujet, quelques G devraient être en principe des 13, des 13+ des 16 et des 16+ des 18. Il faut être attentif à certaines images projetées à l’écran pour s’en rendre compte. Enfin, si on y pense.
Le classement des films est certainement un art en soi qui demande discipline, ouverture d’esprit, psychologie, constat de l’évolution des mœurs parmi la population adulte, la portée actuelle de la violence parmi les jeunes et autres enjeux qui font souvent la une.
D’où, également, un problème avec la catégorie 13+, dont on devrait se passer de la mention, quoique discrète de « Les enfants de moins de 13 ans peuvent y avoir accès s’ils sont accompagnés d’un adulte. En d’autres mots, 13+… point.
Cette semaine, donc, un sujet plus léger pour la simple raison que, de nos jours, les cinéphiles et le public en général s’en fichent de tous ces critères, trop habitués aux comportements violents, la sexualité exacerbée et autres sujets controversés autant à l’écran que dans Internet (et les réseaux sociaux).
Soit dit en passant – régulièrement, sous la bannière rassurante « Le bon film pour le bon public » les salles de cinéma québécoises présentent une courte annonce sur ces classements avant les bandes-annonces des films à venir. Que peut-on conclure de tout ça ?
Élie Castiel
Rédacteur en chef
