Montréal, ma belle

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 13 février 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
À Montréal, une mère immigrée chinoise rompt avec ses devoirs et la tradition lorsqu’elle tombe amoureuse d’une jeune Québécoise.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★ ½

CONTRE

TOUTE

ATTENTE

 

Mis à part Image+Nation, le rendez-vous annuel des films LGBTQ de Montréal, qui n’attire, essentiellement, que les membres de la communauté, les films sur l’homosexualité, masculine ou féminine, sont plutôt rares dans le cinéma québécois. Refus des institutions subventionnaires ? Producteurs plutôt frileux face à ce thème ?. Les Québécois sont, en principe, ouverts d’esprit. Mais, faut-il ajouter, également genre « pas dans ma cour ».

Et qu’en est-il des nombreux groupes ethniques québécois (et par extension, canadiens), surtout d’un certain âge, mais jeunes aussi, qui ont une vision de l’homosexualité archaïque, mais ne l’exprimeront jamais, du moins ouvertement, même si conscients qu’ils sont dans un territoire progressiste, notamment au Québec. Sur ce point, l’originalité du second long métrage de la sino-canadienne (montréalaise) Xiaodan He réside dans son traitement de l’homosexualité féminine dans la communauté chinoise de la métropole à travers le récit d’une femme mariée dans la cinquantaine qui découvre son penchant lesbien. Le reste est une fiction qui se transforme en histoire d’amour entre elle et une jeune femme, Camille (très versatile Charlotte Aubin), qui joue la carte de la drague avec une aisance transgressive qui dépasse de loin les attentes de Feng Xia (rayonnante Joan Chen, dans son désarroi et plus tard, évolution).

Un rapport de plus en plus possible.

Sites de rencontres au féminins. Lieux de rendez-vous. Une ville qui évolue au rythme d’une liberté sexuelle qui ne s’affiche pas nécessairement, mais existe malgré tout.

He n’insiste pas trop sur cet aspect, préférant poser sa caméra également sur les rapports entre Feng Xia, son mari, et ses deux enfants. Côté le plus avenant du film par son approche dramatique conventionnelle, ce qui n’est pas une mauvaise chose, au contraire.

La direction photo de Marie Davignon poursuit son chemin selon où mène la réalisation parsemée parfois de très légères failles, notamment dues au montage de Tao Gu, pas toujours certain de ce qui se passe, ou au contraire, voyant la mise en scène comme passer d’un rythme à l’autre sans avertissement.

La direction photo de Marie Davignon poursuit son chemin selon où mène la réalisation parsemée parfois de très légères failles, notamment dues au montage de Tao Gu, pas toujours certains de ce qui se passe, ou au contraire, voyant la mise en scène comme passer d’un rythme à l’autre sans avertissement.

On évitera de vous parler qu’à l’âge de la principale intéressée (53 ans dans le film), le thème de la ménopause s’invite, que les rapports sexuels entre la même protagoniste et son mari sont… et une suite de sous-thèmes qui viennent s’inscrire dans une proposition selon laquelle les groupes ethniques ne sont pas, en général, ouverts aux thématiques homosexuelles.

Sur ce point, Montréal, ma belle, est une essentielle et saine provocation. Il était temps. Et tout avait commencé dans ces cours de langue française offerts aux nouveaux arrivants, lorsqu’un des participants indique qu’il est content de se retrouver à Montréal puisqu’il pourra vivre ouvertement son homosexualité.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Xiaodan He

Scénario : Xiaodan He. Direction photo : Marie Davignon. Montage : Tao Gu. Musique : Gaëtan Gravel.

Genre(s)
Drame psychologique
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 58 min
Langue(s)
V.o. : français, chinois; s.-t.f. & s.t.a.
Montreal, My Beautiful
Méngtè lóu wǒ qīn’ài de

Xiaodan He

Dist.
Filmoption International
Contact & Prod.
[ Les Films Camera Oscura ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien / du Musée ]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Érotisme ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]