Nouvelle vague

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 31 octobre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
L’histoire de Godard tournant
À bout de souffle, racontée dans le style et l’esprit de Godard tournant À bout de souffle.

Le FILM
| de la semaine |

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★★

Si Godard

m’était

intimement

conté

Après l’intimiste Blue Moon, Richard Linklater privilégie un moment précis de cinéma, un phénomène d’une époque qui a laissé des traces jusqu’à aujourd’hui. La « Nouvelle Vague », phénomène social en ces temps plus sereins de l’après-guerre, une fin des années 50 où création rime avec une « déconstruction » du cinéma dit « de papa » pour le rendre dynamique, contemporain, moderne, adapté à un style nouveau, avec des personnages qui défendent leurs discours sur la société, sur la politique et sur les nouveaux comportements. De Cannes, où Nouvelle Vague était en compétition, le film de Linklater n’a pas obtenu la Palme. Enfin !

Ça se passe, bien sûr, en France, là où l’aventure du 7e Art a commencé. Un cinéma en quelque sorte pérenne dont la principal objectif de ces cinéastes est, peut-être inconsciemment, de rendre cette nouvelle approche discursive, formelle et narrative, pérenne quant aux prochaines décennies. Et c’est à Paris, où tout peut se produire.

Ça dure encore aujourd’hui dans la façon dont certains films sont tournés, principalement européens. Qu’en est-il de ce Nouvelle Vague qu’on attendait impatiemment ? Un projet avec un seul nom, Jean-Luc Godard. Un seul film-culte (il l’est encore), À bout de souffle. Venir justement à bout du cinéma précédent, s’entêtant à le tourner malgré les obstacles de tout acabit, s’approprier de certains quartiers d’un Paris qui respire beaucoup mieux pour filmer en extérieurs, ou en intérieurs intimes des chambres minuscules, celles qui peuvent accueillir les moins nantis de la nouvelle intelligentsia parisienne.

Et si on faisant semblant.

C’est aussi faire confiance à une nouvelle génération de comédiens français amoureux de la caméra et du cinéma tout court. C’est aussi aimer Les Cahiers du cinéma et ceux, parmi l’équipe, qui ont déjà osé filmer selon ces nouveaux principes.

[ Et bien entendu… ], Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, personnages culte, vénérés par les amoureux du septième art, que Zoey Deutch (Elle) et Aubry Dullin (Lui) se substituent à eux des décennies plus tard, rendant ce moment intense de cinéma, aussi pérenne que transformateur.

C’est demander à des professionnels de l’industrie, toutes disciplines confondues, comme Georges de Beauregard, Claude Chabrol, Pierre Rissient, Suzanne Schiffman, Jacques Rivette, Eric Rohmer, Juliette Gréco, parce que nous l’aimons et, sans doute Raoul Coutard  (très bon Matthieu Penchinat) – au cours d’une des plus émouvantes séquences du film, son dialogue avec JLG (Guillaume Marbeck dans un jeu-miroir explosif), c’est toute la collaboration pérenne, l’amitié immuable et la volonté de s’unir dans cette aventure qui s’exprime par les mots, les visages, pourtant neutres, un je-ne-sais-quoi qui transparaît comme par pur enchantement.

Et bien entendu, Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, personnages culte, vénérés par les amoureux du septième art, que Zoey Deutch (Elle) et Aubry Dullin (Lui) se substituent à eux des décennies plus tard, rendant ce moment intense de cinéma, aussi pérenne que transformateur.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Richard Linklater

Scénario : Holly Gent, Vincent Palmo Jr. Direction photo : David Chambille. Montage : Catherine Schwartz. Musique : [ Divers morceaux de musique populaire internationale et du répertoire Jazz.

Genre(s)
Comédie cinéphilique
Origine(s)
États-Unis / France
Année : 2025 – Durée : 1 h 45 min
Langue(s)
V.o. : français; s.-t.a.
Nouvelle Vague

Richard Linklater

Dist.
TVA Films
Contact
[ Goodfellas ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma

[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]