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Kiss of the Spider Woman

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 17 octobre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un homosexuel et un prisonnier politique sont compagnons de cellule. Le premier raconte les histoires de deux faux films et de sa propre vie.

| ANGLE |
CRITIQUE

Élie Castiel

★★★ ½

Entre

le fantasme

et

l’idéalisé

 

La coproduction de 1985 entre les États-Unis et le Brésil du Baiser de la femme araignée (Kiss of the Spider Woman / O Beijo da Mulher-Aranha) signée Hector Babenco avait suscité un accueil très favorable de la part de la critique. Sans doute en raison du caractère dramatique que le cinéaste argentino-brésilien retenait du roman de l’Argentin Manuel Puig et bien entendu des performances senties de William Hurt et Raoul Julia.

Quarante ans plus tard, Bill Condon propose une version édulcorée tout en préservant la dramaturgie de l’originale, question d’éviter de déconstruire une œuvre majeure de la littérature mondiale. Ouvertement homosexuel, Condon a opté pour une mise en scène à l’ancienne où, justement, le côté kitsch/camp du personnage de Luis Molina, très atteint par les anciennes légendes d’un Hollywood disparu, s’illustre dans un amalgame de comédie musicale (la couleur, ici, est celle de l’ancien Technicolor), en comparaison avec ce qui se vit dans la réalité, en prison, où cette fois-ci, les couleurs sombres dominent.

Tonatiuh Elizarraraz, plus connu sous l’appellation de simplement Tonatiuh, lui aussi ouvertement gai, participe de ce projet ambitieux mais risqué néanmoins, qui divisera sans doute la critique, pour des raisons aussi bien valides que mal intentionnées. Tonatiuh montre jusqu’à quel point un acteur gai peut jouer son orientation sexuelle dans un film, disons, grand public, le plus sérieusement du monde, sans afféteries, retenant du personnage cet engouement particulier pour l’univers qui l’habite.

Le rapport entre les différences se fait de plus en plus tangible.

Dans un sens, Bill Condon, plus que d’adapter le plus fidèlement possible cette œuvre importante de Puig, tente de l’insérer dans le récit en emportant les personnages dans leurs propres univers.

La dictature militaire argentine de 1983 est expliquée par le dialogue, toujours proche de l’original. En contrepoids avec ces envolées lyriques où la comédie musicale de l’âge d’or d’un certain Hollywood renvoit à une expérience élégamment superficielle de la réalité. Peut-être, pour certains, trop nombreuses.

Quarante ans plus tard, Bill Condon propose une version édulcorée tout en préservant la dramaturgie de l’originale, question d’éviter de déconstruire une œuvre majeure de la littérature mondiale. Ouvertement homosexuel, Condon a opté pour une mise en scène à l’ancienne où, justement, le côté kitsch/camp du personnage de Luis Molina, très atteint par les anciennes légendes d’un Hollywood disparu, s’illustre dans un amalgame de comédie musicale (la couleur, ici, est celle de l’ancien Technicolor), en comparaison avec ce qui se vit dans la réalité, en prison, où cette fois-ci, les couleurs sombres dominent.

Entre l’expérience rêvée de la vie et le drame humain de l’incarcération politique, ce rapport de force entre deux genres différents peut parfois provoquer des étincelles difficilement compatibles, mais également participer de ce jeu d’illusion que procure aussi le spectacle cinématographique.

Diego Luna, pas aussi puissant que Raul Julia, préserve assez de panache pour susciter l’attention ; Jennifer Lopez, inscrite dans une réalité parallèle imaginée, contribue à la hauteur des attentes. Finalement, une révélation de taille, Tonatiuh, un nouveau chapitre dans le casting hollywoodien qui consiste à choisir des comédiens gais (mais pas que) pour jouer leur propre réalité. Dans un sens, une étape vers l’inclusion qui s’avère bénéfique. Tonatiuh, dans cette version quand même convaincante du livre de Puig, demeure d’une éloquence étonnante dans deux rôles, le réel et le fantasmé.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Bill Condon

Scénario : Bill Condon, d’après la comédie musicale de Terrence McNally, tirée du roman de Manuel Puig. Direction photo : Tobias A. Schliessler. Montage : Brian A. Kates. Musique : Sam Davis, John Kander.

Genre(s)
Drame musical
Origine(s)
États-Unis / Mexique
Année : 2025 – Durée : 2 h 09 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
Le baiser de la femme araignée
El beso de la mujer araña

Bill Condon

Dist. @
Métropole Films
Contact @
[ Mongrel Media ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

L’aventura

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 17 octobre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Les tribulations d’une famille française en Italie.

 

| ANGLE de
PERSPECTIVE

Luc Chaput

★★★

Égo portraits

audio-visuels

en groupe

Telle mère… telle fille… ou vice-versa (ou presque)

Un homme déambule sur le trottoir d’un boulevard de bord de mer de Carloforte, la principale ville d’une petite île de la Méditerranée. Une caméra dans une auto le suit dans un long travelling latéral. Jean-Phi alors seul est un des quatre membres d’une famille reconstituée comprenant Claudine, pré-adolescente (Bérénice Vernet), Raoul (Esteban Melero), un bambin de trois ans et Sophie, la mère. Celle-ci réalisatrice recrée in situ avec des enfants acteurs et son ami Philippe Katerine un voyage en Sardaigne qu’elle a effectué plusieurs années auparavant. L’interprète du prélude de Bach au piano qui déroule ses volutes dans le soleil et les ombres est d’ailleurs le fils Raoul maintenant plus âgé.

La réalisatrice rend hommage en fin de course à ses parents dont son père Michel, capteur super 8 de leurs vacances enfantines, fondement de cette probable trilogie commencée par Voyages en Italie.

La caméra de Jonathan Ricquebourg, le plus souvent proche et même intrusive, accompagne ce quatuor dans des lieux restreints comme les couchettes dans un train de nuit, les chambres d’hôtel plus petites qu’annoncées et une auto dans laquelle la canicule et les aléas des itinéraires attisent les tensions. Claudine enregistre sur son téléphone certains moments de la journée qui servent de bases à des exercices de remémoration lors de pauses bienvenues dans cette noria de déplacements. Les sautes d’humeur de Raoul et ses déjections intempestives rajoutent un autre élément d’incertitude dans ce journal de voyage fictionnalisé. La réalisatrice rend hommage en fin de course à ses parents dont son père Michel, capteur super 8 de leurs vacances enfantines, fondement de cette probable trilogie commencée par Voyages en Italie.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sophie Letourneur

Scénario : Sophie Letourneur, Laetitia Goffi. Direction photo : Jonathan Rickebourg. Montage : Sophie Letourneur. Musique : [Artistes variés].

Genre(s)
Chronique
Origine(s)
France
Année : 2025 – Durée : 1 h 48 min
Langue(s)
V.o. : français
L’aventura

Sophie Letourneur

Dist. @
K-Films Amérique
Contact @
[ Tourne Films ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Shifting Baselines

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 17 octobre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
À partir d’une base de lancement de fusées, étude d’un nouveau paradigme techno-écologique. 

Un but bien précis.

RENVOI
| Voir ici |

Luc Chaput

★★★ ½

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Julien Élie

Scénario : Julien Élie. Direction photo : Glauco Bermudes, François Messier-Rheault. Montage : Xi Feng. Musique : Mimi Allard.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
Nouveaux seuils de référence

Julien Élie

Dist. @
Les Films du 3 mars
Contact @
[ GreenGround Productions ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Parc

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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