RÉSUMÉ SUCCINCT Une fillette de six ans, au cœur d’une bataille déchirante entre son père et sa mère, dont aucun ne veut la garde. La petite Pakhi erre alors dans les rues et trouve sa place chez Joni, dont le quotidien tumultueux sera changé par cette enfant.
S A N S COMMENTAIRES
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation M. Raahim
Genre(s) Action Origine(s) Bangladesh Année : 2025 – Durée : 2 h 32 min Langue(s) V.o. : bengali; s.-t.a. Wild
RÉSUMÉ SUCCINCT Les relations de voisinage changent avec l’arrivée d’un enfant.
Le FILM de la semaine
CRITIQUE texte : Luc Chaput
★★★ ½
Solidarité
Une dame montre à un garçon la technique pour attacher ses souliers employant des images d’animaux. Sandra est une cinquantenaire, responsable d’une librairie du centre-ville d’une préfecture. Elle est voisine de palier de la famille d’Elliot. Cécile la mère meurt lors de l’accouchement et Alex le père désemparé revient à l’appartement avec sa nouveau-née Lucille.
Le scénario de la réalisatrice et de deux autres personnes emploie des éléments du roman aux allures de conte philosophique d’Alice Ferney pour se recentrer sur cette proximité. Un vol d’oiseaux dans un ciel bleu sert d’arrière-plan aux titres de chapitres chronologiques qui rythmera cette reconstitution de liens de divers types qui accompagnent l’évolution de Lucille. La première dent, une otite, les premiers pas et autres moments constituent des marqueurs dont se rappelleront les autres membres de la famille aidés par la ribambelle de photos qui se retrouveront dans des albums.
Qui est vraiment « Papa » ?
La mise en scène de Carine Tardieu, à la fois précise et enveloppante, permet aux épisodes plus graves ou légers de se déployer dans une gamme qui intègre d’autres personnages qui prennent alors leurs aises ou non dans cette chronique aux multiples touches idoines.
Le scénario de la réalisatrice et de deux autres personnes emploie des éléments du roman aux allures de conte philosophique d’Alice Ferney pour se recentrer sur cette proximité.
Valeria Bruni Tedeschi trouve ici un de ses meilleurs rôles, naviguant avec dextérité entre les moments d’empathie, de solitude, d’aide et d’indépendance. César Botti en Elliot montre d’étonnantes qualités en ce garçon observateur qui exige qu’on le traite aussi comme une vraie personne.
Pio Marmaï, quant à lui, rend préhensible les moments de désespoir d’Alex et son désir d’être heureux au moins pour ses enfants. La bande-son aux allures tziganes d’une joyeuse mélancolie, sert de miroir réfléchissant à l’évolution de cet homme. Catherine Mouchet, Marie-Christine Barrault, Vimala Pons et Raphaël Quenard font également vivre avec aisance des êtres qui amènent chacun différemment leur part à ce groupe qui aide à faire grandir avec bonheur ces enfants.
RÉSUMÉ SUCCINCT Muriel et son mari Lee démarrent une nouvelle vie en Californie. Rapidement, l’équilibre de leur couple va être bouleversé par l’arrivée du charismatique Julius, le frère de Lee, un flambeur au passé secret.
CRITIQUE Élie Castiel
★★★
D’amour
et
de fractures
humaines
En français, le titre, Les indomptés, est plus approprié au contexte dont il est question, du moins dans le cas de deux des trois protagonistes principaux, essayant d’afficher leur passion individuelle dans une Amérique sortie depuis peu de la Deuxième Guerre mondiale.
Et lorsqu’il s’agit de parler d’homosexualité, qu’il s’agisse de féminine ou de masculine, l’époque affichée ne facilite pas la tâche, à moins de bien observer le travail accompli par Daniel Minahan, convaincu du bien-fondé de sa proposition à laquelle il tente de donner un certain lustre.
Il y a, dans On Swift Horses, cette tentative de mener la mise en scène intentionnellement à reculons, notamment dans les comportements, les protagonistes de ce récit ne sachant pas exprimer tout à fait leurs désirs, exprimant avec difficulté ces penchants interdits, prisonniers des conventions d’une Amérique conservatrice. Il leur faut tricher ou faire semblant de suivre la cadence de la société.
C’est le cas du personnage Julius (Jacob Elordi – véritable Poster Boy de l’époque) qui exprime son désir homosexuel dans la marginalité, en cachette, au cours des dragues nocturnes dans des endroits extérieurs ou dans ces bars qui n’affichent pas directement leur clientèle particulière.
Daniel Minahan signe son premier long métrage de fiction, suite à une panoplie de téléséries, dont des épisodes des Games of Thrones et House of Cards. Ce premier essai dans la fiction pour le cinéma présente des personnages qui semblent ne pas avoir pris le temps de réfléchir avant de sauter sur chaque occasion qui se présente.
Le visage du plaisir.
Mais il y a aussi l’univers de Lee (brillant et contrôlé Will Poulter, de plus en plus en demande, du moins dans le cinéma indie de nos voisins du sud – même s’il a été remarqué dans des films grand public comme Guardians of the Galaxy, v. 3. Il est l’exemple type de celui qui croit encore au rêve américain et aux fondements de la famille. D’où sa relation un peu tendue avec Muriel (brillante Daisy Edgard Jones – est-ce essentiel de se rappeler sa participation dans le très suivi film populaire Twisters ?. Une liaison matrimoniale qui divise en quelque sorte le couple. Muriel attend peut-être quelque chose lorsqu’elle rencontre une voisine homosexuelle.
Le film dont il est question est une sorte de « reproduction visuelle » d’une époque révolue. Le retour du populisme, de la droite et dans un certain sens, du fondamentalisme religieux non seulement en Amérique, mais partout dans le monde, sont sans doute pour quelque chose.
Et ce dernier plan qui clôt le film imprévisiblement, qui avance de façon circonspectement, ou peut-être pas, le long d’une route qui pointe à l’horizon, comme signalant pour ainsi dire les premiers soubresauts des années qui s’annoncent avec leurs fascinantes et dans le même temps fulgurantes idéologies.
Nostalgie, remise en question des nombreux acquis au cours des décennies 70, 80 et même 90 qui ont, selon certains, été trop loin dans l’échiquier social. Toujours est-il que ce regard rétrospectif, bien qu’empreint de quelques failles et facilités dans la mise en scène, n’en demeure pas moins un exemple intéressant de portrait, même si imparfait, de la solitude humaine et de la recherche de l’autre.
Et ce dernier plan qui clôt le film imprévisiblement, qui avance de façon circonspectement, ou peut-être pas, le long d’une route qui pointe à l’horizon, comme signalant pour ainsi dire les premiers soubresauts des années qui s’annoncent avec leurs fascinantes et dans le même temps fulgurantes idéologies.
Comme si les personnages de Muriel et de Julius, sereins quand même face à la réalité du moment, prévoyaient un futur proche authentique, même si peut-être incertain.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Daniel Minahan
Scénario : Bruce Kess; d’après le roman éponyme de Shannon Pufahl. Direction photo : Luc Montpellier. Montage : Robert Frazan, Joe Murphy, Kate Sanford. Musique : Mark Orton.
Genre(s) Drame
Origine(s) État-Unis Année : 2024 – Durée : 1 h 59 min Langue(s) V.o. : anglais On Swift Horses
Daniel Minahan
Dist. [ Contact ] @ Métropole Films [ Mongrel Media ]