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Kidnapping Inc.

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 7 février 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux criminels malchanceux se retrouvent au milieu d’une conspiration politique lorsqu’un enlèvement de routine tourne mal, les plongeant dans une mésaventure à grande vitesse dans les rues de Port-au-Prince, en Haïti.

 

CRITIQUE
Pascal Grenier

★★★

La

comédie

du chaos

Une histoire qui repose sur une série d’événements fortuits avec un cadavre inopportun, un sosie tombé du ciel et une improvisation en catastrophe transforment ce qui devait être une transaction expéditive en spirale infernale de mensonges et de malentendus.

Si l’idée du sosie a été usée jusqu’à la corde dans l’histoire du cinéma, de Attention les dégâts! à Dave, en passant par La totale!, ce Kidnapping Inc. parvient à insuffler une énergie nouvelle à ce vieux ressort narratif. C’est que Mourral ne se contente pas de jouer la carte du vaudeville criminel : il injecte à son film un regard acéré sur la corruption, la violence et le chaos politique haïtien, le tout sans jamais sacrifier le rythme trépidant de son récit. L’humour, souvent grinçant, permet d’ailleurs d’éviter l’écueil du cynisme pur et dur, donnant aux personnages une humanité désarmante malgré leurs bourdes à répétition.

Quelques moments de tendresse humaine.

Kidnapping Inc. prouve qu’Haïti a sa place dans le paysage du cinéma de genre, et si Mourral ne signe pas un coup de maître absolu, il livre un film réjouissant, percutant et furieusement vivant. Et par les temps qui courent, c’est déjà beaucoup.

 

La mise en scène, nerveuse sans être chaotique, donne du tonus à l’ensemble, même si le scénario repose parfois trop sur son concept de base, au risque d’étirer un peu certaines situations. Mais là où le film marque des points, c’est dans sa capacité à marier un cinéma de genre pur jus – fusillades, courses-poursuites, tension criminelle – avec un regard authentique sur la réalité haïtienne, loin des clichés de misérabilisme souvent véhiculés par le regard occidental.

Et surtout, il fait bon voir du cinéma haïtien arriver chez nous, au Québec, avec une production qui tient la route, tant sur le plan technique qu’artistique. Kidnapping Inc. prouve qu’Haïti a sa place dans le paysage du cinéma de genre, et si Mourral ne signe pas un coup de maître absolu, il livre un film réjouissant, percutant et furieusement vivant. Et par les temps qui courent, c’est déjà beaucoup.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Bruno Mourral

Scénario : Jasmuel Andri, Bruno Mourral
Gilbert Mirambeau Jr. et Loïc Barrère (consultant)
Direction photo : Martin Levent
Montage Arthur Tarnovski
Musique : Olivier Alary

Genre(s)
Comédie dramatique
Gangsters

Origine(s)
Canada / France / Haïti
Année : 2024 – Durée : 1 h 47 min
Langue(s)
V.o. : français, créole; s.-t.f.
Kidnapping Inc.

Bruno Mourral

Dist. [ Contact ] @
Filmoption International
[ XYZ Films ]
Cineplex

Visa de classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

La fête des pères

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 7 février 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Enquête sur le phénomène des pères absents dans les communautés noires, à travers un récit personnel et celui de femmes résilientes du Québec et de la Guadeloupe.

S  A  N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Ayana O’Shun

Genre(s)
Documentaire social
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 15 min
Langue(s)
V.o. : français
La fête des pères

Ayana O’Shun

Dist. [ Contact ] @
Les Productions O’Shun
[ Bel Ange Moon Productions ]

Diffusion @
Cinéma du Musée
Cinémathèque québécoise

Visa de classement
GÉNÉRAL

Love Hurts

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 7 février 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Marvin, agent immobilier de Milwaukee, reçoit une enveloppe cramoisie de Rose, une ancienne complice qu’il a laissée pour morte. Il se retrouve maintenant rejeté dans un monde de tueurs à gages impitoyables.

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À force d’essayer…

B R E F S
APERÇUS

| Avec Love Hurts, premier film du cascadeur Jonathan Eusebio, Ke Huy Quan tente de se tailler une place dans le créneau bien précis de la comédie d’action à la Jackie Chan, mais sans posséder ni l’agilité féline ni le charisme malicieux de la légende hongkongaise ;

| Inspiré de films comme Mr. Nice Guy, le long métrage propose une poignée de scènes d’action relativement bien chorégraphiées et montées, qui témoignent d’un certain savoir-faire technique. Le problème, c’est que tout le reste laisse à désirer ;

| L’humour tombe à plat la plupart du temps, le scénario peine à justifier ses enjeux, et une galerie de personnages secondaires interchangeables n’aide en rien à rehausser le tout. On sent bien l’effort, mais il manque cette étincelle, ce sens du timing comique et du danger contrôlé qui rendaient les films de Chan si électrisants ;

| Reste une durée de moins de 90 minutes qui évite au film de trop s’enliser, ce qui en fait un divertissement acceptable, sans plus. Un ersatz qui se regarde, mais qu’on oublie aussitôt.

[ PG ]
Cote : ★★ ½

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Jonathan (Jojo) Eusebio

Scénario : Matthew Murray, Josh Stoddard, Luke Passmore
Direction photo : Bridger Nielson
Montage : à déterminer
Musique : Dominic Lewis

Genre(s)
Comédie d’action
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 23 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
L’amour fait mal

Jonathan [Jojo] Eusebio

Dist. [ Contact ] @
Universal Pictures
[ 87North ]

Diffusion @
Cineplex

Visa de classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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