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S O M M A I R E [ Cliquez sur chaque titre pour accéder à la fiche détaillée. ]
LES
ESSENTIELS
COUP de ❤️ de la semaine
« Meilleure direction photo » National Board of Review Award 2024
RÉSUMÉ SUCCINCT Un inconnu devient rapidement célèbre dans le domaine de la musique folk au début des années 60.
CRITIQUE Luc Chaput
★★★ ½
Prendre
sa place
Sur la scène extérieure d’un festival, un homme et une femme chantent en se regardant et s’accompagnant à la guitare. La chanson It Ain’t Me Babe contient un arrière-plan que certains remarquent.
Robert Allen Zimmerman, qui prit le pseudonyme de Bob Dylan, est le seul parolier-chanteur à avoir gagné le Prix Nobel de littérature. Il a fait l’objet déjà de nombreux documentaires et des fictions. Ce long métrage se concentre sur les premières années de Dylan à New York quand il atteignit rapidement une notoriété certaine. Le scénario du cinéaste James Mangold et de Jay Cocks, journaliste culturel et collaborateur fréquent de Martin Scorsese, est l’adaptation d’un essai d’Elijah Wald Dylan Goes Electric! Newport, Seeger, Dylan and the Night That Split the Sixties dont le titre complet introduit la plupart des protagonistes.
Après une quasi-première séquence dans laquelle le jeune auteur est adoubé par Woody Guthrie et Pete Seeger, ce dernier lui offre une porte d’entrée dans le milieu de la chanson folk new-yorkaise. La recréation de l’époque semble exacte surtout si l’on la compare à des recherches Internet sur Greenwich Village. La cinématographie de Phedon Papamichael contribue à cette immersion dans une époque et dans divers lieux.
Un forte envie de paraître.
Les principaux interprètes chantent eux-mêmes les quelque quarante chansons qui font partie du répertoire de ce film intrinsèquement musical. La plupart de ces morceaux de musique sont d’ailleurs en version assez longue pour leur redonner toutes leurs couleurs. Timothée Chalamet incarne, dans un mélange de doigté et d’une grande force de caractère, ce jeune homme qui prend conscience au contact des autres de la valeur de ses compositions et qui en devient même cassant à quelques reprises.
James Mangold, même s’il n’atteint pas ici la force de Walk The Line sur Johnny Cash, permettra à de nombreux spectateurs de comprendre cette effervescence sociale et musicologique passée et de capter quelque peu l’essence de cet artiste.
Elle Fanning, en Sylvie, permet par son jeu à la fois prenant et subtil de souligner l’importance de Suzie Rotolo dans la prise de conscience sociale qui amena le poète à pondre ces hymnes revendicateurs comme The Times They Are a-Changin. Edward Norton montre plusieurs facettes de Pete Seeger et spécialement celle du mentor dépassé par son élève. Monica Barbaro, dans la séquence décrite au début et dans moult autres, évoque admirablement par ses prestations vocales et dramatiques Joan Baez, cette autre icône de la contre-culture de la seconde moitié du XXe siècle.
James Mangold, même s’il n’atteint pas ici la force de Walk The Line sur Johnny Cash, permettra à de nombreux spectateurs de comprendre cette effervescence sociale et musicologique passée et de capter quelque peu l’essence de cet artiste.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation James Mangold
Scénario : James Mangold; d’après
le livre Dylan Goes Electric! Newport,
Seeger, Dylan and the Night That Split
the Sixties, de Elijah Wald Direction photo : Phedon Papamichael Montage : Andrew Buckland, Scott Morris Musique [Diverses chansons du répertoire-Dylan]
Genre(s) Drame biographique Origine(s) États-Unis Année : 2024 – Durée : 2 h 21 min Langue(s) V.o. : anglais & Version française Un parfait inconnu
James Mangold
Dist. [ Contact ] @ Searchlight Pictures [ Walt Disney Pictures ]
RÉSUMÉ SUCCINCT Le commissaire Satya Verma, surnommé “Baby John,” simule sa propre mort après une tragédie personnelle et se cache pour élever sa fille dans un environnement sûr. Mais leur paix est bouleversée lorsque Babbar Sher, un politicien et ancien ennemi de Satya, menace leur vie.