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Capitaine

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un Innu part à la recherche de sa fille partie vivre dans la métropole.

 

GARDER 

LE 

CAP

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★

 

Sur une plage de la Côte-Nord, dans une tente complètement fermée, un Amérindien est en réflexion profonde aidée par des médecines ancestrales. Il appréhende d’une autre manière son parcours de vie. La séquence se déroule dans les années 90 comme l’indique une incrustation à l’écran au lieu des habituels indices visuels ou sonores glanés dans les médias. Le scénario de Sly (Sylvain Raymond) et du réalisateur reprend les codes du film de suspense familial sur l’opposition entre communauté agricole ou maritime et les attraits de la grande ville.

Le capitaine qui n’a pas d’autre identification est un ancien marin artilleur, ce qui en fait le deuxième personnage de cette profession militaire dans la dernière année après ceux de Phénix. La médaille qu’il garde de cet emploi a donné lieu à un moment plus frappant qui, avec le placement de pupitres scolaires dans une forêt, résume mieux son parcours dans les pensionnats et le racisme ordinaire que les très courts extraits d’archives venant de l’ONF qui surgissent quelquefois.

Un homme de principe.

Wayne Charles Baker incarne avec aplomb cet homme qui en dépit de ses erreurs, espère améliorer sa communauté et transmettre ses valeurs morales et tangibles à sa progéniture.

La période de la naissance de Mia et de son éducation, avec la complicité de la mère Uasheshkuan (forte Kathia Rock) dans les années 70 et 80, est nimbée d’une lumière plus douce que celles des discussions, conflits et affrontements subséquents avec cette fille chérie et ses nouveaux amis. Les malfaiteurs de la ville proche sont essentiellement des archétypes que des acteurs investissent avec un certain art. La cinématographie d’Antoine Ryan, après les paysages maritimes, favorise les soirées et les nuits dans cette incursion dans un métropole aux accents rébarbatifs. Wayne Charles Baker incarne avec aplomb cet homme qui en dépit de ses erreurs, espère améliorer sa communauté et transmettre ses valeurs morales et tangibles à sa progéniture.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
William Mazzoleni Valin

Scénario : William Mazzoleni Valin, Sylvain Raymond. Direction photo : Antoine Ryan. Montage : Olivier Guillemette, François Larochelle. Musique : Pierre-Philippe Côté, Alexandre O’Bomsawin.

Genre(s)
Chronique dramatique
Origine(s)
Canada
Année : 2026 – Durée : 1 h 26 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
Captain
Utshimau

William Mazzoleni Valin

Dist.
Entract
Contact & Prod.
[ Elevation Pictures ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Charlie l’ultrachien

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Danny et son petit chien Biscuit sont les meilleurs amis du monde. Un jour, une magie mystérieuse donne à Biscuit des pouvoirs incroyables : il peut désormais parler et voler.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Shea Wageman

Genre(s)
Animation
Origine(s)
Canada
Année : 2025 – Durée : 1 h 32 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Charlie the Wonderdog

Shea Wageman

Dist.
Cineplex Pictures
Contact & Prod.
[ Global Constellation ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

Chronique d’une ville

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Parcours imaginatif dans l’humanité singulière et semblable de trois métropoles.

 

Polyphonie

urbaine

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

 

Un chercheur américain arpente les champs, les prés et les régions maraîchères du district fédéral de Mexico, cherchant les pistes que les pas de l’homme incrustent sur le sol pour se rendre au plus près ou plus loin. Voilà un des nombreux protagonistes de ce long métrage documentaire à l’allure par moments plus poétique.

La cinématographie d’Alexandre Lampron réussit à rendre perceptibles les différences entre le diverses conurbations visitées que ce soit Montréal, Mexico ou Tokyo. Le montage par association ou opposition de Myriam Magassouba amène le spectateur à considérer les ressemblances inhérentes à ces présences d’individualités, d’édifices et de voies de communications qui font avec le désir et la peur les éléments constitutifs de ces agglomérations de plus en plus importantes. Certaines de ces super-villes deviennent difficiles à gérer et cherchant à avoir de plus grands pouvoirs.

C’est par la récolte d’opinions, de réflexions que la cinéaste Nadine Gomez affirme la place de la personne dans ces multitudes. Que ce soit la Mexicaine à vélo, le duo de Nippons habillés à l’identique dans une mode du début du XXe siècle déambulant dans des petites rues de la capitale japonaise ou des Mexicains âgés admirant certains immeubles ou la femme de chambre d’un hôtel montréalais, chaque personne ainsi présentée acquiert une individualité et un droit furtif au chapitre. Les autobus dans lesquels des touristes prennent de nombreux clichés qu’ils reverront avec intérêt ou non après leurs voyages sont aussi présentés, ainsi qu’un quidam âgé regardant d’autres visiteurs parcourant des ruines industrielles.

Le montage par association ou opposition de Myriam Magassouba amène le spectateur à considérer les ressemblances inhérentes à ces présences d’individualités, d’édifices et de voies de communications qui font avec le désir et la peur les éléments constitutifs de ces agglomérations de plus en plus importantes. 

Le travail, le labeur sous plusieurs formes prend aussi sa place majeure dans cette polyphonie visuelle dans laquelle des passants nombreux attendent à une intersection et d’autres établissent une gestuelle commune dans une chorégraphie ancestrale et que des couples virevoltent en d’autres danses plus récentes. Par ce long métrage aux multiples facettes, la cinéaste continue son œuvre urbanophile commencée dans son court Métro .

Un regard désinterressé vers l’ailleurs.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Nadine Gomez

Scénario : Nadine Gomez. Direction photo : Alexandre Lampron. Montage : Myriam Magascouba. Musique : Jérémi Roy.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada
Année : 2025 – Durée : 1 h 16 min
Langue(s)
V.o. : multilingue; s.-t.a. & s.-t.f.
Chronicle of a City

Nadine Gomez

Dist.
Les Films du 3 mars
Contact & Prod.
[ Nemesis ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée ]
Cinémathèque québécoise

Classement (suggéré)
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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