Plainclothes
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 26 septembre 2025
Années 90. Un officier d’infiltration chargé de piéger et d’appréhender des homosexuels se retrouve attiré par l’une de ses cibles.

Le regard furtif de l’assentissement.
ANGLE de
PERSPECTIVE
Élie Castiel
★★★ ½
La drague entre hommes
n’est jamais de tout repos
Tom Blyth, qu’on a vu, entre autres, dans The Hunger Games: The Ballad of Songbirds & Snakes (Hunger Games : La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur) n’est pas gay. Russell Tovey, son partenaire dans le film, l’est ouvertement. Pourquoi ce détail ? Pour la simple raison qu’il peut déterminer le degré de conviction qu’il peut engendrer chez les deux personnages en question. Si le thème a déjà été exploité avec les controverses de l’époque dans Cruising, de William Friedkin, Carmen Emmi, dont c’est ici le premier long métrage de fiction, opte pour l’histoire d’amour entre l’agent infiltré et sa victime. Mais bientôt, une relation faite d’attrait, de sensualité partagée par étapes et mine de rien, d’un renversement des rôles qui définissent, en quelque sorte, la dimension psychologique de la drague homosexuelle qui n’a pas changé depuis toujours entre en ligne de compte. Le sexe, le reste, on verra, selon les circonstances.
Quelques faiblesses dans l’écriture du scénario et des effets de style se voulant marqueurs d’une époque peuvent paraître prétentieux, mais il n’en demeure pas moins que Emmi se veut aussi prêt d’un temps autre, très peu favorable envers la communauté gaie de l’époque. Les quelques brèves scènes sensuelles sont montrées avec une délicatesse exquise.
Blyth est un acteur formidable et son rôle de jeune homme, policier de métier, et agent surveillant dans les milieux du dragage externe homosexuel le pousse, avec le temps, à reconnaître sa vraie orientation sexuelle. Quelques faiblesses dans l’écriture du scénario et des effets de style se voulant marqueurs d’une époque peuvent paraître prétentieux, mais il n’en demeure pas moins que Emmi se veut aussi prêt d’un temps autre, très peu favorable envers la communauté gaie de l’époque. Les quelques brèves scènes sensuelles sont montrées avec une délicatesse exquise. Mais ce que le film dit sans vraiment le montrer, et j’espère avoir raison, c’est que la sexualité masculine, qu’on soit hétéro ou gai, est différente de celle de la femme (est-ce que je risque quelque chose en disant cela ?). Elle est externe, souvent prête à exploser, toujours dans l’esprit et ne dure que quelques secondes. Cela ne l’empêche pas de vaquer à ses autres occupations. Comme faire la guerre, ce qui est le cas de nos jours. Mais dans ce film, la fin est une guerre personnelle, intérieure.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Carmen Emmi
Scénario : Carmen Emmi. Direction photo : Ethan Palmer. Montage : Erik Vogt-Nilson. Musique : Emily Wells.
Genre(s)
Drame de mœurs
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 1 h 36 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Plainclothes

Carmen Emmi
Distributeur @
Enchanté Films
Contact @
[ filmswelike ]
Diffusion @
Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Érotisme ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Quelques faiblesses dans l’écriture du scénario et des effets de style se voulant marqueurs d’une époque peuvent paraître prétentieux, mais il n’en demeure pas moins que Emmi se veut aussi prêt d’un temps autre, très peu favorable envers la communauté gaie de l’époque. Les quelques brèves scènes sensuelles sont montrées avec une délicatesse exquise.