Visconti : Le prince travesti

RECENSION
en rappel
[ Cinéma ]

★★★

un texte par
   Élie Castiel

Luchino Visconti, dans le cinéma transalpin, le Prince incontesté des réalisateurs, pour son raffinement, son élégance, sa sobriété et sa prise de conscience politique subtilement exprimée, en filigrane. De quel côté est-il ? Et aussi pour l’expression byzantine de son orientation sexuelle dont on parle si peu, comme s’il s’agissait d’une affreuse infirmité.

Dans les premières lignes, Dominique Delouche ne dit-il pas avec un vertigineux réconfort que son « profil s’éloignait trop de celui des poulains du signor conte pour que je sois éligible dans son phalanstère » (p. 9). Mais il ouvre l’ouvrage avec une citation de Louis II de Bavière : « Je veux demeurer une énigme pour les autres et aussi pour moi-même. » (p. 7)

Une énigme finement aristocratique Suite