The Chronology of Water
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 16 janvier 2026
Ayant grandi dans un environnement ravagé par la violence et l’alcool, la jeune Lidia peine à trouver sa voie. Elle parvient à fuir sa famille et entre à l’université, où elle trouve refuge dans la littérature. Peu à peu, les mots lui offrent une liberté inattendue.
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★ ½
La
turbulence
des fluides

Malgré les apparences où le côté filmique se permet des afféteries formelles propre parfois au cinéma expérimental, sans doute dû à ces sentiments qui traverse la tête de Lidia, excellente Imogen Poots, dans un mélange d’enfant blessée par un passé dramatique fait de violence et d’inceste familial, et de nouvelle femme libertine, sauvée par les mots.
Car avant tout, le film de Kristen Stewart, surtout comédienne dans plus de soixante films, quelques courts comme réalisatrice et un premier long métrage d’une originalité renversante.
The Chronicle of Water : déjà un titre qui puise aux sources de la littérature et qui dans la réalisation de Stewart relève de cet esprit d’éviter totalement la narration classique. Comment la rendre littéraire alors que tous les incidents liés à la vie de Lidia ne permettent, en principe, que l’écriture.
La jeune mi-trentenaire, c’est encore très jeune, est déjà quelqu’un sur qui on peut déjà compter, malgré que le cinéma américain compte de plus en plus sur les produits grand public.

Une sensibilité à fleur de peau.
La direction photo de Corey C. Waters, totalemente intégrée dans le traitement du plan participe de cette poétique visant à transcender l’image. Rien n’est plus comme d’habitude.
Les fluides corporels dans le film forment un élément narratif que seul l’écrit peut formuler dans les moindres détail. Ici, l’expérimental et le flou participe de ce jeu de tensions et d’érotisme exacerbé qu’un André Breton ne pourrait pas refuser tant l’image que crée Stewart s’adapte à deux disciplines artistiques, sans que l’une dévalorise l’autre.
Le militantisme revendicateur est ici évité, au profit d’une mise en perspective de soi, question de choix sans doute, mais également une façon comme une autre d’avoir recours à une sorte de résistance où seul le côté spirituel serait la principale source d’inspiration.
Et quelle surprise de voir Jim Belushi, jadis héros de comédies mainstream, évoluer dans un rôle atypique qui lui va comme un gant. En ce qui me concerne, sa meilleure interprétation, un peu brève, certes, mais néanmoins diablement efficace.
Le militantisme revendicateur est ici évité, au profit d’une mise en perspective de soi, question de choix sans doute, mais également une façon comme une autre d’avoir recours à une sorte de résistance où seul le côté spirituel serait la principale source d’inspiration.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kristen Stewart
Scénario : Kristen Stewart; d’après le récit autobiographique de Lidia Yuknavitch. Direction photo : Carey C. Waters. Montage : Olivia Neergaard-Holm. Musique : Paris Hurley.
Genre(s)
Drame biographique|Origine(s)
États-Unis
France / Lettonie
Année : 2025 – Durée : 2 h 08 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
La chronologie de l’eau

Kristen Stewart
Dist.
The Forge
Contact & Prod.
[ WME Independent ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc ]
Classement (suggéré)
Interdit aux moins de 16 ans
[ Érotisme / Langage cru ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
