The History of Sound
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025
Pendant la Première Guerre mondiale, deux jeunes hommes, Lionel et David, entreprennent d’enregistrer les vies, les voix et la musique de leurs compatriotes américains.
Le FILM
de la semaine
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★★
Les écueils
de l’amour
Une relation naît entre deux hommes, comme un coup de foudre ; amorcée par une chanson folk entonnée par l’un d’eux, comme ça, fortuitement, comme si le scénario écrit par Ben Shattuck avait tout manigancé. Un précipice amoureux entre deux jeunes gens dans une Amérique des années 20 du siècle dernier. Le premier, issu d’un milieu rural, l’autre, un universitaire, quelque part dans le Maine. Un attrait immédiat, justement grâce à un air folk que David (Josh O’Connor, épatant) entonne accompagné lui-même du piano et qui rappelle la même chantée par le père de Lionel, lui, un Paul Mescal livrant une performance faite de nuances et de saisissements de toutes sortes. Mais entre les mains d’Oliver Hermanus, toutes faites de subtilités, surtout ne pas se laisser emporter par les larmoiements.
Car c’est de cela que se construit la mise en scène, sans doute fidèle à la nouvelle de Ben Shattuck, également scénariste du film. Le tout est plus suggéré qu’illustré, comme des détails d’un tableau qui auraient pris vie le temps d’un court dialogue, d’une escapade amoureuse, des rapprochements des corps masculins de quelques secondes de bonheur partagée. Des films LGBT, The Sound of Silence est celui qui nous paraît l’un des plus achevé. L’idée derrière l’esprit de Oliver Hermanus n’est pas de convoquer l’attention des spectateurs hétérosexuels, pas nécessairement excités à voir « encore » un film sur la question, mais au contraire les discipliner à assister à une histoire d’amour comme toutes les autres histoires d’amour.

Nous ne vieillirons pas ensemble.
Une attirance, un coup de foudre presqu’annoncée, une relation physique, mais tout cela dans la simplicité des gestes. Faut-il souligner qu’ils sont tous les deux masculins, n’ont rien à se reprocher et Oliver Hermanus filme leur attrait mutuel avec le plus grand naturel. La question de leur orientation, entre eux, bien entendu, ne se pose même pas. Quant aux autres, autour d’eux, on n’en parle pas.
Le but de ces deux jeunes gens, enregister des chansons du répertoire folk américain, pour l’Histoire de la musique, des chansons inventées au gré du temps, des travaux et des jours et du temps qui passe, inlassablement.
Au cinéma depuis toujours, les homosexuels masculins, ceux qui ne feignent pas, agacent certains hétéros, sans doute parce qu’ils craignent probablement le syndrome du « What If… ». Mais le film est autre chose, surtout autre chose où le vécu de chacun des protagonistes impliqués dans ce récit ne réagissent que par les sentiments qu’ils éprouvent et les situations qu’ils traversent. Le but de ces deux jeunes gens, enregister des chansons du répertoire folk américain, pour l’Histoire de la musique, des chansons inventées au gré du temps, des travaux et des jours et du temps qui passe, inlassablement.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Oliver Hermanus
Scénario : Oliver Hermanus. Direction photo : Alexander Dynan. Montage : Chris Wyatt. Musique : ‘O salutaris hostia’ et autres pièces du répertoire classique et populaire d’époque.
Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h 07 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
L’histoire du son
Le son des souvenirs

Oliver Hermanus
Distributeur @
Film Service Supérieur
Contact @
[ MUBI / Film4 ]
Diffusion @
Cinéma du Parc
Cinémathèque québécoise
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
