The President’s Cake

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 27 février 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
En Irak, en 1990, une écolière et sa grand-mère vont faire des emplettes dans la capitale régionale.

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★★

 

Sur le bord d’une route, une vieille dame et sa petite-fille sont embarquées dans une voiture décorée pour un mariage.

 

Mélange

risqué

d’ingrédients

 

Un canot mashouf avance dans un des bras des marais mésopotamiens et on aperçoit un village fait de maisons partiellement en roseaux où l’on se souvient toujours de Gilgamesh. Y vivent Lamia et Bibi, sa grand-mère. Nous sommes en 1990 en Irak et Lamia vient de remporter le redoutable honneur de confectionner un gâteau pour l’anniversaire de Sadam Hussein dans deux jours. Un voyage vers la grande ville se prépare et l’écolière emporte son coq Hindi qui est son confident capable de cocoricos intempestifs.

Les paradoxes d’un régime totalitaire.

Le scénario du réalisateur, par ailleurs professeur dans une école de cinéma américaine, nous amène ainsi dans les venelles et les marchés de cette ville où la prévarication, les restrictions sont légion dans une contrée où les manifestations organisées par le régime en soutien au raïs surgissent au coin d’une large rue. Les deux parentes sont séparées et Bibi engueule vertement un policier au commissariat pour son manque d’aide. La réunion avec Saïd, confrère scolaire et ami, modifie le rapport avec les adultes qui apparaissent pour la plupart comme filous ou encore pires criminels.

Cette coproduction internationale réussie, qui méritait très justement la Caméra d’or qu’elle remporta à Cannes, s’inscrit naturellement dans la lignée des Voleur de Bicyclette (Ladri di biciclette) et Ballon blanc (Badkonake sefid).

La cinématographie de Tudor Vladimir Panduru, souvent à la lumière ambiante même dans les scènes de pénombre ou nocturnes, amène le spectateur à partager cette odyssée pas si enfantine que ça avec ses affres, ses joies mais surtout ses peines. L’aide de quelques bons samaritains arrive à point nommé et le montage d’Andu Radu relie des séquences illustrant la violence toujours ambiante dans cette société très autoritaire.

L’interprétation remarquable de Baneen Ahmad Nayyef en Lamia et aussi habitée de Sajad Mohamad Qasem en Saïd et de Waheed Thabet Khreibat en Bibi ainsi que des autres acteurs pour la plupart non professionnels irriguent royalement ce périple initiatique. Cette coproduction internationale réussie, qui méritait très justement la Caméra d’or qu’elle remporta à Cannes, s’inscrit naturellement dans la lignée des Voleur de Bicyclette (Ladri di biciclette) et Ballon blanc (Badkonake sefid).

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Hasan Hadi

Scénario : Hasan Hadi. Direction photo : Tudor Vladimir Panduru. Montage : Andu Radu. Son : Tamás Székely – Musique : Diverses captations pêle-mêle par l’utilisation de l’Oud, instrument de musique oriental.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Irak / Qatar
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 46 min
Langue(s)
V.o. : arabe; s.-t.a. & s.-t.f.
Mamlaket al-gasab

Dist.
Métropole Films
Contact & Prod.
[ Mongrel Media ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien / du Parc ]
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]