The Testament of Ann Lee

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 23 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait d’une leader d’une communauté religieuse américaine au 18e siècle.

LE FILM
| de la semaine |

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★★

 

Dans une forêt de la Nouvelle-Angleterre, un homme âgé suivant une inspiration soudaine, marche en zigzag, pointant le doigt vers un lieu indéterminé. Ses compagnons le suivent jusqu’à ce qu’ils arrivent dans un pré entouré par des arbres majestueux.

 

Établir un

nouveau

mode de vie

 

Voilà une des manifestations spirituelles qui parsèment ce long métrage épique et musical qui est le portrait de la fondatrice des Shakers nommés ainsi car ils étaient une bouture des Quakers. La reconstitution historique de l’Angleterre du milieu du 18e siècle est menée avec diligence et précision, vilipendant les conditions déplorables des travailleurs y compris celles des enfants harnachés très jeunes.

Une individualité féminine, Ann Lee, prend lentement et sûrement sa place dans un nouveau mouvement religieux qui favorise les expressions corporelles en groupe qui appellent le divin en soi et qui en montrent les effets réjouissants.

Une iconographie de l’ordre du rituel

Le scénario de la cinéaste et de son conjoint Brady Corbet, le réalisateur de The Brutalist est fondé sur quatre livres historiques et porte un très long sous-titre issu du douzième livre de l’Apocalypse. Cela montre l’ambition du projet. Une coreligionnaire Mary Partington sert de confidente et de narratrice à cette aventure humaine se déroulant sur deux continents puisque le petit groupe persécuté au Royaume-Uni se rend dans les colonies britanniques qui ne sont pas encore devenues les États-Unis. Ils y établissent une première congrégation appelée Colonie basée sur la chasteté, l’égalité entre les hommes et les femmes et le travail en commun qui produira un artisanat encore reconnu aujourd’hui.

Le scénario de la cinéaste et de son conjoint Brady Corbet, le réalisateur de The Brutalist est fondé sur quatre livres historiques et porte un très long sous-titre issu du douzième livre de l’Apocalypse. Cela montre l’ambition du projet.

L’importance intrinsèque de la musique composée par Daniel Blumberg, à partir des hymnes des Shakers, irrigue tout au long les veines de ce film, apportant réconfort et allégresse à ses membres. La chorégraphie, basée sur des illustrations anciennes et mise au point par Celia Rowlson-Hall, a été réglée au quart de tour dans des mouvements unissant dans des parcours différents les hommes et les femmes dans un ballet d’une étonnante modernité.

Amanda Seyfried, complètement investie dans ce rôle où elle passe de la douleur, à l’abattement, à l’espoir et au réconfort, y montre à la fois dans les cris, les chants et les dialogues quotidiens, une telle palette qu’on ne soupçonnait pas nécessairement. C’est tout à l’honneur de la réalisatrice de l’avoir choisie et de l’avoir entourée de collègues spécialement Lewis Pullman dans le rôle de son frère William et de Thomasin McKenzie en Mary, dans cet hommage complexe à la vie d’une dirigeante d’un mouvement bien secondaire aujourd’hui.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Mona Fastvold

Scénario : Mona Fastvold, Brady Corbet. Direction photo : William Rexer. Montage : Sofía Subercaseaux. Musique : Daniel Blumberg.

Genre(s)
Drame biographique
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h 17 min
Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f.
Le testament d’Ann Lee

Mona Fastvold

Dist.
Buena Vista Canada
Contact & Prod.
[ Searchlight Pictures ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc ]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]